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Asus TUF566IV : le test complet

Juin 23, 2020 | economie | 0 commentaires


La famille TUF héberge des PC portables 15,6 et 17,3 pouces depuis deux ans maintenant. Dans la hiérarchie des collections de matériel pour gamer Asus, ROG Zephyrus constitue le très haut de gamme, ROG Strix le haut de gamme et TUF, un haut de gamme plus… abordable. La preuve, la version de ce PC portable à écran 15,6 pouces TUF 566IV (A15-566IV-AL155T pour être exact) est annoncée au prix de 1500 euros environ. Et ne vous méprenez pas, sa fiche technique a clairement de quoi impressionner pour le prix. Elle aurait été celle d’un PC portable Strix il y a encore un an.

L’année 2020 annonce le grand retour d’AMD dans nos PC portables pour joueur, il n’est donc pas anormal que ce soit une puce de la famille des Ryzen 4000 qui ait pris ses quartiers à l’intérieur de cet Asus. Comme sous le clavier du Zephyrus G14, l’un des porte-étendards qu’AMD exhibe fièrement depuis le CES 2020. Oui, Intel n’a plus complètement la mainmise sur les machines de jeu, il va falloir s’y faire. Cela va amener sans doute plus de variétés dans les catalogues des constructeurs et les fourchettes de prix risquent bien de s’en trouver élargies.

Un PC portable gamer pas cher donc, mais de finition moyenne ? Même pas. Celle du TUF 566 est aussi soignée que celle des machines plus chères d’Asus. Ses lignes sont plus marquées, c’est sûr. Plus… brutes aussi. Mais beaucoup apprécieront de ne pas avoir des quantités de LED qui clignotent partout sur le boîtier dès qu’on allume la machine.

Une coupe un peu « à la militaire » ? Oui, c’est l’effet voulu par Asus. Simple, efficace, affuté et sans fioriture. Un vrai commando urbain pour le gaming. Du gris à l’extérieur, du noir effet métal brossé à l’intérieur et un mélange à la fois de matériaux de fabrication composites comme l’alliage de magnésium et d’aluminium et du plastique pour parfaire le camouflage du TUF.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

À lire aussi – Guide d’achat : Comment bien choisir son PC portable gamer (édition avril 2020)

C’est robuste, pas de doute. Et en main, on a l’impression d’avoir un PC portable 15,6 pouces qui va tenir le coup pendant les longues soirées de jeu, bien qu’il ne soit pas d’un poids exagéré (2,14 kilos) ni d’une épaisseur monstrueuse (3 cm max.). On peut même l’emmener en vadrouille. Mais, un conseil, n’oubliez pas le chargeur (610 g).

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

On apprécie aussi qu’Asus n’ait pas fait d’impasse sur la connectique. Il y a tout ce qu’il faut pour combler les besoins des joueurs : une prise réseau filaire, trois USB (2 à gauche, 1 à droite), 1 USB Type-C, une sortie HDMI et, enfin, une prise casque. Pour le sans-fil, pas de Wi-Fi 6 malheureusement. Il faut se contenter du Wi-Fi 5 (norme ac) et du Bluetooth, 5 lui aussi.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

De bonnes touches pour jouer et converser

Le clavier est agréable à parcourir. La course des touches séparées est moyennement courte et les mécaniques sont suffisamment silencieuses pour qu’on puisse s’offrir quelques séances de gaming nocturnes sans réveiller toute la maison.
Bien entendu, pour jouer la nuit, le rétroéclairage est indispensable. Ici, il est présent mais uniforme. Vous avez le choix de la couleur mais elle s’appliquera à toutes les touches. Il reste possible de faire varier les teintes en fonction des jeux que vous lancez, il suffit de le programmer dans l’Armoury Crate, le centre de commande logiciel du TUF.

Comme sur les PC portables Strix, les touches ZQSD sont transparentes, pour être plus rapidement identifiables au premier coup d’œil. On retrouve aussi la barre d’espace un peu spéciale (voir photo ci-dessus), qu’Asus nous a habitués à mettre sur beaucoup de ses monstres pour gamers.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Comme c’est généralement une touche clé dans les jeux (sauter, passer d’un abri à l’autre, centrer la caméra), la barre d’espace doit être accessible quelle que soit importe la position de la main gauche sur le clavier. Asus l’a bien compris et a donc « déformé » la barre d’espace : elle est bien large sur sa partie gauche ainsi que sur sa droite. Le pouce y repose donc le plus naturellement du monde, afin de la solliciter plus facilement.

Le touchpad ? Pas mal. Il dépanne bien. Comme sur toute bonne machine de jeu, on l’utilise peu puisque c’est la souris externe qui est mise à contribution 99,9% du temps.

Un écran qui se distingue surtout par sa rapidité

L’écran 15,6 pouces du TUF 566IV propose une définition Full HD et il est rafraîchi à 144 Hz. Comme le montre le petit autocollant ci-dessous, il est compatible Adaptive Sync (ou A-Sync) et peut donc adapter sa vitesse de rafraîchissement en fonction du nombre d’images générées par la carte graphique Nvidia GeForce RTX 2060 présente dans la machine.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

La vitesse, c’est bien. La technologie de synchronisation aussi. Mais la qualité, en revanche, n’est pas vraiment au rendez-vous. On en est même très loin. La luminosité a été mesurée à 261 cd/m2 en moyenne maximale (pic à 273 cd/m2 au centre) ce qui lui vaut un beau 2/5 (sur l’image ci-dessous, la luminosité est réglée au maximum !). En clair, jouez dans des endroits peu éclairés si vous souhaitez ne pas louper vos ennemis, surtout dans les couloirs sombres…

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Parce que les couloirs, pour le coup,sont extrêmement sombres. Le taux de contraste de la dalle est supérieur à 1300 (moyenne maximale). On remarque d’ailleurs qu’il est meilleur sur sa partie supérieure que sur sa partie inférieure. Quoi qu’il en soit, les couleurs pètent et les zones obscures sont belles et profondes. Evite-t-on le pire ? Non, malheureusement.

Cet écran ne sait pas afficher des couleurs justes : le Delta E par défaut est à 5,85 ! Les bleus ne sont pas justes pour la plupart, quant aux rouges, ils ne sont pas mieux lotis. Et changer le profil colorimétrique par le biais du logiciel préinstallé ne change rien au rendu des couleurs, certains accentuent même les défauts. A calibrer d’urgence et plusieurs fois si vous comptez faire de la retouche photo avec ce PC.

Bilan : malgré le revêtement mat, les bords fins et la vitesse de rafraîchissement de 144 Hz, impossible d’attribuer la moyenne à cette dalle. Dommage.

L’une des premières configurations AMD pour le gaming 

Nous le mentionnions en introduction, ce TUF Gaming 566 est dopé à l’AMD. En tout cas, sur la partie processeur. Et c’est une bonne nouvelle : cela signifie que la bagarre entre Intel et AMD sur la mobilité peut continuer.
C’est un Ryzen 7 4800H qui assure le bon fonctionnement des jeux, des applis et de Windows 10. Son CV ? Tout à fait à la hauteur de ses prétentions. Il a huit cœurs et 16 threads cadencés à 2,9 GHz de base et capables de monter à 4,2 GHz en mode Turbo. Il embarque une partie graphique Radeon RX dotée de 7 unités de calcul dédiées, un contrôleur 3D capable d’être câblé en Optimus avec la carte Nvidia GeForce RTX 2060 pour économiser de la batterie et prolonger l’endurance de la machine. Nous l’avons d’ailleurs mesurée entre 3 et 4 heures suivant nos scénarios d’utilisation habituels, ce qui est dans la moyenne actuelle des PC portables pour gamers.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Ce processeur AMD Ryzen 7 4800H prend en charge la mémoire DDR4. Ça tombe bien, il y en a 16 Go dans la machine Asus (2 x 8 Go), accessibles. Si vous souhaitez les remplacer par deux modules de 16 Go pour passer à 32 Go, ce sera possible.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Enfin, pour le stockage, Asus se cantonne à 512 Go de SSD au format M.2 PCIe NVMe. Il est aussi accessible facilement si vous souhaitiez le troquer contre un autre modèle. Mais, il y a peu de chances que vous ayez besoin d’en arriver là car Asus a tout prévu.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Comme le montre la photo ci-dessus, il est possible d’ajouter un SSD M.2 de même catégorie au TUF 566. Et même un disque dur ou un SSD au format 2,5 pouces. Pour le premier, la petite vis de fixation est dans son pas, prête à servir.

Pour ajouter du stockage plus « classique », le berceau en métal est déjà dans le PC portable. C’est dans un petit sachet qu’Asus livre la visserie et la nappe SATA à connecter à la carte mère, sur la petite prise « HDD » (photo ci-dessous).

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Pour opérer, on lève la petite partie noire avec un petit outil plat, on glisse l’embout bleu de la nappe connecteur face contre fiche, on rabat le petit clapet et le tour est joué.

Voilà, en quelques coups de tournevis, votre PC portable gaming voit sa capacité d’archivage ou d’accueil de jeux vidéo passer de 512 Go à plusieurs To.

Ryzen et RTX : un duo de « R » qui fonctionne du tonnerre

Le Ryzen 7 est le second processeur AMD pour PC portable gaming à passer entre nos mains. Aussi, nous l’avons comparé à son parent haut de gamme, le 4900HS, et mis face à ses concurrents désignés, l’actuel Core i7-9750H (6 cœurs/12 threads) encore bien présent dans les configurations et celui qui a vocation à le remplacer, le 10875H (8 cœurs/16 threads).

À lire aussi : Comment comprendre le jargon d’Intel et d’AMD pour bien choisir votre prochain processeur

Nous avons choisi deux tests sur lesquels la puissance processeur compte et est bien représentée. Précisons que toutes nos puces étaient épaulées par 16 Go de mémoire DDR4 à chaque fois.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Sur PCMark 10, le Ryzen 7 4800H et le Core i7-9750H font jeu égal. Ils sont dépassés de loin par le tout dernier Core i7 de la famille Comet Lake-H, ce qui est assez normal vu la puissance développé par cet animal.

Sur le test Night Raid de 3D Mark, les Ryzen 4000 et le dernier des Core i7 se démarquent clairement de l’ancienne génération de processeurs Intel qui a deux cœurs de moins que les autres compétiteurs de ce tableau. Des résultats qui sont annonciateurs de bonnes nouvelles pour la partie jeu vidéo.

Là encore, nous avons pris des machines 15,6 pouces testées ces derniers mois (ou dont le test complet est en passe d’être publié dans le cas du Gigabyte et du MSI) afin d’avoir un panel de configurations assez représentatif de l’offre du marché actuel. Et de ce vers quoi il tend, pour les mois à venir. Nous n’avons pris que des 14 ou des 15,6 pouces dans nos filets, tous équipés d’un processeur costaud et de 16 Go de mémoire au moins.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Le TUF, en rouge sur le graphique ci-dessus, vient assez logiquement se positionner en queue de peloton car les autres concurrents ont des RTX bien plus solides que la 2060. Mais, si on regarde ses résultats dans le détail, il n’a pas du tout à rougir. Plus de 71 images par seconde (ips) de moyenne dans The Division en Ultra, avec quelques ajustements maison, c’est bien. Dans Rise of the Tomb Raider, il atteint le cap des 90 ips. Là encore, c’est plus que satisfaisant.

Non indiqués dans le graphique, sachez que les scores obtenus dans The Last Remnant, un jeu DX9, est de 270 ips et dans Dirt 3, en DX11 et tout à fond, le TUF taquine les 187 ips de moyenne. En clair, pour faire tourner les classiques de l’e-Sport actuels (CS:GO, LoL, DoTA 2, Valorant, Overwatch ou encore R6S), il n’y aura aucun souci. Se faire une petite partie d’un bon gros AAA actuel ou très attendu dans les mois à venir ? La machine tiendra le coup, c’est sûr. Il faudra parfois ajuster les détails et les effets mais pas de quoi entacher significativement l’esthétique soignée d’un titre grand spectacle.

Du bruit, de la chauffe mais pas de throttling

Après avoir démonté l’arrière de la machine, le système de refroidissement se dévoile. Asus a fait le nécessaire pour que les composants ne prennent pas de coups de chaud involontaires. On le voit ci-dessous, il y a pas mal de canalisations de cuivre, deux ventilateurs mais aussi de l’isolant (argenté) sur les barrettes mémoires et (invisible ici) sur le SSD principal. A priori, le coup de chaud ne devrait pas être au programme même si le mercure grimpe et que cela se ressent à l’extérieur du TUF.

À lire aussi – Métal liquide : Asus joue les alchimistes pour refroidir les processeurs de ses PC gamers

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

Nous avons infligé à cette machine un test de stress GPU et CPU pour voir s’il y avait un phénomène de throttle. L’occasion de vérifier aussi comment se comporte le mode Turbo d’AMD lorsqu’on malmène le Ryzen 7. Nos relevés montrent que la puce tient bon. Elle n’est descendue qu’une fois sous sa valeur nominale de 2,9 GHz pendant les 20 minutes de travaux forcés que nous lui avons imposées. Et cette petite faiblesse n’a duré que quelques secondes. Une reprise de souffle sans doute.

Le reste du temps, elle parvient à se maintenir à 3,2 GHz en moyenne, avec des variations de vitesse constantes. On a l’impression d’avoir un relevé sismographique après un tremblement de terre de haute magnitude sous les yeux. Cela prouve que l’algorithme qui gère le mode Turbo fait bien son travail.

Toutefois, il fait peut-être preuve d’un peu trop de zèle à jouer avec les fréquences de la puce de la sorte, cela pourrait avoir des conséquences sur des travaux d’encodage vidéo un peu lourds par exemple. La puce graphique RTX 2060 (à gauche sur la photo ci-dessous), pour sa part, se cale à 85°C au pire des cas. Elle n’en bouge plus et joue du mode GPU Boost dès qu’elle le peut.

Asus TUF 566IV (A15-566IV-AL155T)

À pleine vitesse, l’ensemble de la ventilation génère un bruit qui dépasse le seuil des 50 dB (53,1 exactement). Nos tympans si fragiles n’ont pas apprécié. Il y a de fortes chances que votre conjoint n’apprécie pas non plus cette douce mélopée pendant des heures, si vous jouez dans la pièce où il/elle regarde un film ou une série.
Côté mercure, les relevés sont compris entre 25 et 50,5°C sous la machine (au niveau de la charnière). Sur le plateau intérieur, le thermomètre indique entre 24 et 25°C sur les repose-paumes – super, on joue au frais – mais peut monter jusqu’à 42,2°C au centre du clavier (et 49°C au niveau des charnières, là encore).

Terminons par les mesures à la prise. Le TUF consomme 184 watts en pointe, soit presque autant que le Millenium ML3 équipé d’une RTX 2070 et d’un Core i7 d’Intel. Rien de choquant pour une machine de jeu. Au contraire. En surf ou en visionnage vidéo, la consommation redescend à 12,5 watts puisque la carte graphique Nvidia entre en phase de sommeil pour laisser la partie graphique du Ryzen 7 prendre le relai et assurer le tout-venant.





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