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ce que le réchauffement climatique réserve à nos petits-enfants

Fév 15, 2020 | economie | 0 commentaires



ce que le réchauffement climatique réserve à nos petits-enfants

Alors que cette décennie 2020 s’annonce décisive en matière de climat, Futura vous propose aujourd’hui d’imaginer ce que pourrait être l’avenir, à la fin du XXIe siècle. Un avenir lointain pour vous. Mais tellement présent pour vos enfants et petits-enfants. Un présent qui, dans un scénario de prise de conscience généralisée – à découvrir très bientôt – se dessine plutôt radieux. Mais qui, dans un scénario de « business as usual », s’annonce bien sombre… 

Papy,

J’ai 15 ans aujourd’hui. Ma vie ne fait que commencer. La tienne s’est achevée hier.

Aujourd’hui, on m’offre cette chance incroyable de t’écrire cette carte postale. Une carte postale du futur. De ton futur. De mon présent. De ce monde que tu m’as laissé. Une chance de peut-être pouvoir changer les choses. Parce qu’en 2020, Papy, l’époque où toi aussi tu avais 15 ans, il était encore temps.

Je voudrais d’abord te dire que c’est la chaleur qui t’a emporté. Celle qui, sans pitié pour nous qui l’avons provoquée, déferle désormais par vagues successives tous les étés. La dernière, il est vrai, s’est révélée particulièrement extrême. L’information vient tout juste de tomber. Un nouveau record de température a été battu ici : 54,9 °C. Peux-tu seulement l’imaginer, Papy, du haut de ta quinzaine indifférente ? 54,9 °C ! C’est ce que ta mobylette et le SUV qui tu achèteras dans moins de dix ans ont fait au monde. Ta faim insatiable de viande fraîche aussi. Et, tu le découvriras bientôt, toutes ces choses jetées à peine achetées. Ce dernier T-shirt à la mode que tu n’as porté que trois fois. Ou ce smartphone payé à prix d’or qu’il a fallu remplacer six mois plus tard par sa dernière évolution. Évolution ? Papy, tu crois vraiment que tout ça, c’est de l’évolution ?

La crise climatique est mondiale…

Attends, tu n’as pas encore tout entendu… Mais si ! tu l’as entendu. Les scientifiques vous avaient alertés. Le niveau de la mer est monté. De plus d’un mètre aujourd’hui depuis ton époque. Et tu sais quoi, Papy ? Des millions de personnes en ont souffert. Des hommes. Des femmes. Des enfants. Des enfants à l’autre bout du monde dont tu te soucies peu ? Je l’imagine assez bien. Mais aussi des enfants européens. Des enfants qui te ressemblent. Dont les parents étaient peut-être assis à côté de toi, sur les bancs de l’école. Des enfants comme moi. La Floride est devenue une île. Amsterdam a été rayée de la carte. Bordeaux a plus que jamais les pieds dans l’eau. Et ces enfants, aujourd’hui, frappent désespérément aux portes de ceux qui ont eu plus de chance qu’eux. Pour combien de temps encore ? Pour combien de temps encore, pourrons-nous accueillir ces réfugiés climatiques dont personne ne voulait entendre parler, déjà à ton époque, Papy ? Pour combien de temps encore… aurons-nous eu plus de chance qu’eux ?

Demain, nous allons déménager. Nous allons devoir laisser derrière nous cette belle maison que ton père avait fait construire. Cette maison forte et solide, toute en béton. Cette maison d’un autre temps. Celle que tu aimais tant. La dernière inondation de la côte aura eu raison de cet attachement. Tu vois, Papy, il n’y a pas que les ours polaires qui sont poussés loin de chez eux. Il n’y a pas que des étrangers anonymes. Ta propre famille subit aujourd’hui les conséquences de ton incrédulité.

Et si tu savais… Ta fille, Papy. Ma tante. Elle est morte, il y a deux ans. Elle n’avait pas 40 ans. Ce n’est pas un âge pour mourir ainsi dans une société que l’on dit avancée. Mais elle est morte. Emportée par un nième ouragan, quelque part dans ces Antilles qu’elle chérissait. Un ouragan d’une puissance telle qu’il a dévasté la région ne laissant derrière lui que tristesse et désolation. Ta propre fille, Papy ! Tu en as pleuré toutes les larmes de ton corps.

Vivre sur cette Terre, c’est un enfer !

Vivre sur cette Terre aujourd’hui, c’est un enfer ! Tous les ans, des incendies effroyables se déclenchent. En Arctique, dans la forêt amazonienne — ou ce qu’il en reste –, en Australie. Ils ne font qu’empirer une situation déjà catastrophique. Tous les écosystèmes souffrent. Les animaux disparaissent en masse. L’air devient irrespirable. La pollution est partout. Le monde tousse. Le monde s’étouffe. Et les gens meurent plus tôt qu’avant. Tu as eu de la chance, Papy, de vivre si vieux. Je n’en aurai certainement pas autant que toi.

… mais elle peut encore être résolue

Boire un verre d’eau. Manger une pomme. C’est devenu un luxe. Nous avons épuisé les ressources de notre Terre. Oh ! bien sûr, des solutions ont été trouvées. Parce que les chercheurs n’ont jamais baissé les bras, eux. Mais ce ne sont que de simples pansements posés sur des plaies aujourd’hui béantes. Que pouvaient-ils faire de plus sans l’adhésion du peuple ? Sans ton adhésion, Papy ? Ils n’ont pas pu empêcher l’eau de manquer jusque dans les régions méridionales de notre Europe. Des sécheresses de plusieurs années ont frappé les États-Unis. Et les chercheurs n’ont pas pu empêcher non plus la hausse catastrophique des prix des denrées alimentaires qui a suivi. Ton indolence fautive nous a coûté cher, Papy. Très cher. Elle a coûté la vie de ceux qui ont été touchés par une extrême pauvreté ou par des maladies nouvelles. Elle a aussi, plus subtilement, coûté le bonheur des gens. Mon bonheur. Parce que pendant que toi, tu continues à te goinfrer de hamburgers sur cette terrasse surchauffée qui souffle dans l’atmosphère des tonnes de CO2, moi, je pleure un monde qui ne reviendra jamais. Du haut de mes 15 ans, je le sais. Tout le monde le sait, désormais : il n’y a pas de plan B. Pas de planète B.

Mon seul espoir aujourd’hui, c’est toi, Papy ! Alors je t’en supplie, arrête de douter de la science. Arrête d’attendre que les autres prennent des décisions. Arrête de leur rejeter la faute. Tu peux agir. Maintenant. Prendre les choses en main. Choisir un avenir différent. Il faut seulement y croire. Et te mettre en marche.

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