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entre le décrochage et la persévérance.

Juin 22, 2020 | HACKING ET PARE-FEU, INTRUSION | 0 commentaires


Le confinement, jumelé au retour en classe clairsemé, a non seulement exacerbé les inégalités sociales, mais également l’anxiété. Quel que soit leur milieu socio-économique, les jeunes se démotivent et l’envie de continuer à apprendre s’effrite.

Le décrochage scolaire provient de plusieurs sources et il faut en parler pour mieux saisir l’enjeu. Premièrement, il y a la fracture numérique. Bon nombre d’élèves n’ont pas eu accès aux outils technologiques ces 3 derniers mois et, dans certains foyers, l’ordinateur familial a souvent été utilisé pour le télétravail des parents. Deuxièmement, il y a le rôle des parents. Certains ont eu leur lot d’angoisse ; dont les dernières enquêtes révélaient volontiers que les actifs étaient nombreux à partir au travail avec la “boule au ventre”, par peur de la contamination. De plus, certains adultes n’ont pas la capacité d’aider leur propre enfant, que ce soit car le français n’est pas leur langue maternelle ou, tout simplement, car ils n’ont pas les connaissances ou le temps. Troisièmement, il y a le travail des professeurs, qui s’est complexifié. Certains ont réajusté leurs enseignements pour les adapter au format distanciel, en proposant des classes virtuelles, des cours enregistrés ou des sites avec des exercices ludiques. D’autres ont envoyé des fichiers PDF avec des cours et des exercices. Mais comment conserver une continuité pédagogique quand on ne peut pas communiquer individuellement avec tous les élèves ?

Combien de jeunes voudront lâcher parce qu’ils sont découragés de devoir rattraper toutes ces matières ou parce qu’ils sont blasés ou anxieux après tant de semaines de confinement puis de déconfinement très progressif ? Dans quel état d’esprit et avec quel degré de motivation remonteront-ils sur le bloc de départ après ce coup de sifflet ? Auront-ils la force de continuer malgré un possible sentiment d’iniquité ? Certains jeunes pensent déjà être en « vacances » ; combien d’entre eux seront en capacité de mobiliser leurs compétences pour renouer avec les cours en présentiel ? 

Force est d’admettre qu’il faut agir maintenant, car le décrochage scolaire est plus que jamais une importante menace, tant à court terme pour les futurs diplômés confrontés à l’incertitude qu’à moyen terme pour les plus jeunes pris dans un tourbillon de confusion. 

Si vous aviez l’opportunité de parler à un jeune démotivé, que lui diriez-vous ?

Nous avons, inévitablement, toutes et tous des questionnements ou des appréhensions concernant la suite de cette crise. Je me mets dans les souliers de ces milliers d’adolescents, qui doivent eux-mêmes se poser des questions sur leur propre avenir et, tout comme nous, ils ont des doutes.

Il y a plus de 10 ans, une étude démontrait l’impact néfaste du décrochage sur l’individu ainsi que sur la société, incluant des coûts de plus d’un milliard d’euros pour une cohorte de décrocheurs. La France fait d’énormes efforts pour enrayer le décrochage scolaire. Pensons aux ressources investies par les autorités territoriales pour promouvoir la persévérance scolaire et pour assurer l’orientation des élèves. Cela-dit, notre responsabilité sociétale envers le décrochage doit impérativement demeurer pendant et après cette pandémie.

Nous ne saisissons toujours pas les conséquences ultimes qu’aura la crise Covid-19 sur nos vies, nos établissements, nos entreprises, nos institutions, notre quotidien. Une chose est certaine, nous ne devons surtout pas oublier que ce sera cette nouvelle génération, présentement angoissée et privée de son école traditionnelle, qui façonnera la France sociale, culturelle, économique et environnementale de demain. Nous devons les inspirer à poursuivre leurs études, axées sur l’application des compétences disciplinaires et sur le développement des compétences du futur. C’est ainsi que nous ferons d’eux de meilleurs citoyens, de bons employeurs et employés ou d’extraordinaires entrepreneurs, responsables, créatifs et éthiques. Nous devons également quantifier l’impact que ce virus aura eu auprès des enfants le plus à risques car, sans ce type de données, nous n’atteindrons pas les objectifs avec cohésion et efficacité. 

Si j’avais un jeune démotivé devant moi, je lui dirais : “Tu vas changer le monde. Bientôt, tu vas créer ou occuper les emplois de demain, et peut-être même ceux qui n’existent pas encore ! Alors ne lâche pas, persévère.



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