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La comète Swan passe au plus près du Soleil le 27 mai. Comment l’observer ?

Mai 26, 2020 | economie | 0 commentaires



La comète Swan passe au plus près du Soleil le 27 mai. Comment l'observer ?

Ces derniers mois, il a beaucoup été question de la comète Atlas de laquelle on attendait un beau spectacle. Espoir déçu après la rupture de son noyau. Mais une autre comète, la comète Swan, traverse actuellement la même région du ciel. Lot de consolation ou véritable féérie céleste ? Affaire à suivre…

Une nouvelle comète à observer à l’aube !  Découverte en avril, cette comète qui fait sans doute sa première visite dans le Système solaire interne où gravite la Terre, pourrait offrir un merveilleux spectacle céleste ces prochains jours alors qu’elle se rapproche du Soleil. 

Par essence, les comètes sont des objets imprévisibles. Et la comète Swan le rappelle une fois de plus à ceux qui l’auraient oublié. Début mai, elle semblait bien partie pour devenir visible à l’œil nu. Elle était d’ailleurs observable dans l’hémisphère sud. Sa longue queue de gaz mesurait quelque 15 fois la taille apparente de la Lune. Elle devenait de plus en plus brillante. Entre le 10 avril et le 10 mai 2020, elle était passée d’une magnitude d’environ 9 à une magnitude proche de 5 !

Mais la tendance s’est ensuite inversée. Finalement, l’éclat de la comète Swan avait stagné un moment autour d’une magnitude 6. Avant qu’une nouvelle baisse de sa luminosité soit enregistrée. Et les observations les plus récentes laissent craindre un destin semblable à celui connu par sa cousine, la comète Atlas : une fragmentation ou même une désintégration. Des images semblent en effet montrer un noyau allongé présentant un double cœur.

La Comet Observation Database (COBS), comprenez base de données d’observation des comètes, fixe aujourd’hui la magnitude de la comète Swan à 7,5. Dans ces conditions, elle pourrait devenir de plus en plus difficile à observer.

La comète Swan en direct sur internet

Sachez toutefois que le 12 mai dernier, la comète Swan est passée au plus près de la Terre. Le 27 mai 2020, elle passera au plus près du Soleil. Soit à 64,4 millions de kilomètres de notre étoile. Sans doute l’une des plus belles opportunités pour son observation. Même si son pic de luminosité était prévu pour le 21 mai.

À l’heure actuelle, l’observation de la comète Swan reste délicate. Il faudrait qu’elle gagne deux magnitudes pour apparaître vraiment à l’œil nu. Et sa position proche de l’horizon dans le ciel de l’aube n’aide pas. Le 2 juin prochain, elle sera en revanche assez facilement repérable, car elle passera à proximité de Capella, dans la constellation du Cocher. Elle sera, depuis quelques jours déjà, visible également dans le ciel du soir.

Plusieurs applications peuvent permettre de repérer la position de la comète Swan dans le ciel à l’aide de son smartphone. Elle se trouve actuellement du côté de la constellation de Persée. Et pour être sûr de ne pas la manquer, il reste la possibilité de l’observer en ligne grâce à un télescope virtuel qui émettra en direct ce 27 mai à partir de 21 heures, heure de Paris.

La comète Swan est observable dans l’hémisphère nord

Découverte le 11 avril, la comète Swan arrive dans les parages du Soleil. Elle semble promise à un destin brillant pour les semaines à venir, si tout va bien et qu’elle ne se brise pas en morceaux. Alors, tiendra-t-elle toutes ses promesses ? Comment l’observer ?

Article de Xavier Demeersman paru le 13/05/2020

Cette nuit du 12 au 13 mai, la comète Swan est passée au plus près de la Terre à quelque 85 millions de kilomètres. À noter qu’il est désormais possible de l’observer dans l’hémisphère nord, avant le lever du Soleil. Elle est encore très basse au-dessus de l’horizon mais on peut tenter de l’attraper du regard alors qu’elle traverse la constellation des Poissons (voir la carte de son parcours pour les prochains jours ci-dessous). Avec une magnitude de 5.5, elle est à la limite de la visibilité à l’œil nu. Si vous avez une paire de jumelles, vous pourrez discerner son noyau et une partie de sa chevelure.

Les récentes observations indiquent que sa luminosité tend à faiblir. La courbe de son éclat, malheureusement, s’aplatit et le rêve d’un show pour la fin mai, lors de son périhélie, s’éloigne. Au grand dam des astronomes amateurs, astrophotographes et de tous les curieux qui espéraient qu’elle remplace joliment la comète Atlas, pleine de promesses. Toutefois, nous devrions quand même pouvoir la distinguer à l’œil nu ces prochains jours.

MAJ du 9 mai 2020

L’activité de C/2020 F8 Swan est au plus haut et culminera autour du 27 mai prochain, lorsqu’elle atteindra le point de son orbite hyperbolique le plus proche du Soleil.

Les astronomes amateurs et astrophotographes basés dans l’hémisphère sud rapportent plusieurs sursauts d’activité observés ces derniers jours. Tous sont médusés par la longueur impressionnante de sa chevelure (qui était aussi longue que 20 Pleine Lune mises côte-à-côte !). Les ardeurs du Soleil que l’astre glacé rencontre vraisemblablement pour la première fois a des effets bien visibles, de même que le vent solaire sur les panaches de gaz (voir image ci-dessous).

Si tout va bien et qu’elle ne se fragmente pas en de nombreux morceaux comme la comète Atlas — qui est en train de s’éteindre –, son éclat devrait augmenter jusqu’à la magnitude 3 autour du 27 mai.

La comète Swan tiendra-t-elle toutes ses promesses ?

Article de Xavier Demeersman publié le 6 mai 2020

Exit la comète Atlas, tombée en désuétude sous l’œil de milliers d’astronomes et de curieux qui espéraient assister à l’envol d’une comète exceptionnelle. Mais, comme nous l’avons souvent rappelé, ces astres pétris de glaces et de poussière sont imprévisibles.Atlas, qui n’est donc plus qu’une chaîne de débris, a laissé sa place pour le concours de la plus belle comète de l’année. Et à peine, constations-nous sa ruine qu’une nouvelle comète prometteuse venait de faire son apparition. Exactement le 11 avril. Elle a été détectée par Michael Mattiazzo dans les filets de Swan pour Solar Wind ANisotropies, instrument du satellite d’observation du Soleil vétéran Soho (25 ans d’observation du Soleil !). Une déflagration d’hydrogène qui l’a soudain rendue visible. Un (premier ?) brusque sursaut d’activité pour ce corps venu des confins du Système solaire.Comet C/2020 F8 (SWAN), May 1st 2020, Gerald Rhemann. Stunning!![via https://t.co/apSdGg3Puz] pic.twitter.com/gqpr4Skku5– Karl Battams (@SungrazerComets) May 5, 2020 La longue et superbe chevelure ondulante de la comète Swan. Images prises le 1er mai dans le ciel magnifique de Namibie. © Gerald RhemannLes données sur sa trajectoire suggèrent que c’est sans doute la première fois qu’elle entre dans la région la plus chaude du Système solaire. Le 12 mai prochain, C/2020 F8 alias la comète Swan passera au plus près de la Terre, à quelque 84 millions de kilomètres… donc, rien à craindre, elle ne nous tombera pas sur la tête. Quant au périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, il sera le 27 mai. L’astre sera alors à 64,5 millions de kilomètres de notre étoile, soit une distance équivalente à celle de Mercure avec l’astre solaire. Naturellement, la comète aura très chaud, ce qui donnera inévitablement des sueurs froides aux astronomes et astrophotographes qui ne la quittent pas des yeux.Astro en images : La comète SWAN (C/2020 F8) capturée par le T60 des Makes pic.twitter.com/tvVlSya3e3– Observatoire de Paris | PSL (@Obs_Paris) May 5, 2020 La comète Swan sera-t-elle la comète de l’année ?

En quelques semaines, Swan est passée d’illustre inconnue, car invisible, à comète très prometteuse visible sans instrument. Croisant actuellement dans la constellation australe de la Baleine (Cetus) — elle se dirige vers les Poissons (Pisces) –, l’astre a en effet été signalé comme discernable à l’œil nu à compter du 1er mai. Sa luminosité venait de passer le cap de la magnitude 6 (limite visuelle pour l’œil humain). Les prédictions de sa courbe tablent sur un point culminant à une magnitude 3 pour la fin du mois (lors du périhélie). Mais…

Mais les toutes dernières observations montrent une courbe qui est en train de s’aplatir. Depuis ses récents sursauts d’activité, la comète a perdu un peu de son éclat. Alors, évidemment, à l’instar de la comète Atlas, on pense que le même scénario est en train de se reproduire. Et que le rêve d’une comète brillante dans le ciel de 2020 va s’évanouir ? Sans oublier que la comète interstellaire 2I/Borisov s’est, elle aussi, brisée récemment, laissant dans son sillage 230 millions de tonnes d’eau venues d’un autre système planétaire.

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour affirmer que l’astre n’a pas résisté aux excès de chaleur auquel il se confronte vraisemblablement pour la première fois, bien qu’encore à 100 millions de kilomètres du Soleil. En tout cas, si elle résiste — ce que l’on souhaite tous –, on ne peut que regretter que la comète Atlas ne soit pas de la partie pour nous offrir un duo céleste inoubliable fin mai car elle aussi passait au plus près du Soleil à cette période. Alors, encore une occasion ratée ? Nous restons à l’affût.

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