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L’année 2020 sera-t-elle la plus chaude jamais enregistrée ?

Avr 29, 2020 | economie | 0 commentaires



L’année 2020 sera-t-elle la plus chaude jamais enregistrée ?

Le confinement imposé au monde par la crise du coronavirus a entraîné une réduction des émissions de gaz à effet de serre en ce début d’année. Pourtant, le mercure continue de s’affoler. 2020 pourrait bien devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Depuis le début de l’année, les records de températures ne cessent de tomber. En Antarctique, on a enregistré pour la première fois, une température de plus de 20 °C. En Europe de l’Est et en Asie, les températures se sont fixées à 3 °C au-dessus des moyennes. Le premier trimestre 2020 a ainsi pointé à la seconde place des premiers trimestres les plus chauds depuis le début des enregistrements, il y a plus de 140 ans. Juste derrière celui de 2016. Avec une température moyenne de 1,15 °C au-dessus de la moyenne du XXe siècle.

Sur la base des anomalies observées depuis le début de l’année et de relevés de températures annuelles mondiales historiques, les experts de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) estiment aujourd’hui qu’il y a plus de 99 % de chances pour que 2020 se classe parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées. Et même près de 75 % de chances pour qu’elle devienne l’année la plus chaude depuis plus de 140 ans.

Malgré une absence d’El Niño

Les tendances actuelles suivent en effet de près celles de l’année 2016, qui détient actuellement le record. Mais de manière surprenante tout de même, car 2020 n’est pas ce que les scientifiques appellent une année El Niño. Or le phénomène accompagne généralement toutes les années les plus chaudes.

D’autres météorologues se montrent un peu plus prudents quant à leurs projections. Le directeur du Nasa Goddard Institute for Space Studies (États-Unis) évalue les chances que 2020 établisse un nouveau record à 60 %. Quant au Met Office, le service national britannique de météorologie, il estime la probabilité pour que 2020 devienne l’année la plus chaude à 50 %.

2020-2025 devraient être les années les plus chaudes jamais enregistrées

Les cinq prochaines années pourraient être les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, selon le service météo britannique, qui évoque un risque que la Terre atteigne un réchauffement de +1,5 °C d’ici 2024 !

Article de Futura avec l’AFP-Relaxnews paru le 31/01/2020

Dans des prévisions qui étudient les tendances climatiques des dix prochaines années, le Met Office estime que pour chaque année de 2020 et 2024, la température devrait être 1,06 à 1,62 °C plus élevée que la normale. Et 2016, pour l’instant l’année la plus chaude jamais enregistrée, devrait « probablement » être battu pendant cette période.

« Les dernières prévisions sur cinq ans suggèrent une poursuite du réchauffement, en concordance avec les niveaux élevés de gaz à effet de serre, a commenté le prévisionniste Doug Smith. Ces prévisions comportent des incertitudes, mais la plupart des régions devraient être plus chaudes », en particulier le nord de l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, a-t-il ajouté.

À moins d’une éruption volcanique majeure qui ralentirait le réchauffement en bloquant les rayons du Soleil, la moyenne des températures sur les cinq années à venir devrait s’établir entre 1,15 et 1,46 °C au-dessus de l’ère préindustrielle. La moyenne pour 2015-2019, période la plus chaude jamais enregistrée, s’est établie à 1,09 °C.

Un « petit risque » d’un réchauffement de +1,5 °C ces prochaines années

L’Accord de Paris sur le climat vise à limiter la température à +2 °C, et idéalement +1,5 °C d’ici à 2100, par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui nécessiterait de réduire drastiquement et immédiatement les émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines. Mais celles-ci continuent à augmenter.

Selon le Met Office, il existe un « petit risque » (environ 10 %) qu’une des années entre 2020 et 2024 dépasse la barre de +1,5 °C. Mais « un dépassement temporaire de 1,5 °C ne signifie pas un transgressement de l’Accord de Paris », a souligné Stephen Belcher, chef scientifique du service météorologique britannique.

Les scénarios des experts climat de l’ONU (Giec) se basent en effet sur des tendances à long terme d’augmentation de la moyenne des températures et pas une année unique. « Malgré tout, nos prévisions montrant une tendance à une poursuite du réchauffement, la fenêtre d’opportunités se rétrécit », a-t-il insisté.

Avec seulement un degré de réchauffement, la planète subit déjà les impacts ravageurs du dérèglement climatique, avec une multiplication et une intensification des événements météorologiques extrêmes, des tempêtes aux canicules, en passant par les inondations.

Réchauffement climatique : les années 2018-2022 s’annoncent plus chaudes que prévu

Article de Marie-Céline Ray publié le 20 août 2018

L’été 2018 est chaud et ce n’est qu’un début. Une nouvelle modélisation du climat prévoit que les années 2018 à 2022 seront particulièrement chaudes à l’échelle planétaire, même plus que ce que laissait présager le réchauffement dû à l’Homme.

Le climat se réchauffe, mais à quel point ? Pour le savoir, les scientifiques bâtissent des modèles qui visent à prédire le climat dans les années à venir. Or, le réchauffement climatique n’a pas lieu de manière linéaire. Ainsi, le début du XXIe siècle aurait connu une pause, appelée le « hiatus climatique », un ralentissement apparent qui ne fait cependant pas consensus. Un des paramètres qui influencent les températures sur Terre est la quantité de gaz à effet de serre émis par les activités humaines.

Ici, des scientifiques du CNRS, de l’université de Southampton et de l’Institut royal météorologique des Pays-Bas proposent une nouvelle façon de modéliser le climat. Pour ces travaux, ils ont utilisé une méthode de prévision statistique qui recherche des situations proches du climat actuel dans les modèles de simulations des XXe et XXIe siècles.

Les années 2018 à 2022 seront chaudes sur Terre et dans la mer

En utilisant cette méthode de prédiction des températures, les scientifiques prévoient que les années 2018 à 2022 seront particulièrement chaudes, « au-delà des valeurs induites par le réchauffement climatique anthropique seul », précise un communiqué du CNRS, qui ajoute que : « ceci est notamment dû à une faible probabilité d’épisodes de froid intense ». Le phénomène serait important à la surface des océans, en partie à cause des tempêtes tropicales induites par la chaleur. Pour justifier la fiabilité de leur modèle, les auteurs soulignent qu’il prévoit le « hiatus » post-1998. Le réchauffement prévu sur 2018-2022 renforcera la tendance à la hausse des températures à long terme. Des valeurs extrêmes sont à craindre.

Ces résultats paraissent dans la revue Nature Communications.

Météo : une année 2018 déjà très chaude en France

Article de Futura avec l’AFP-Relaxnews paru le 16 juillet 2018

Avec un mois de janvier record et des températures élevées depuis avril, 2018 a connu un premier semestre particulièrement chaud en France. Les records de chaleur battus ces dernières années s’inscrivent dans un contexte plus large de changement de climat.

La première moitié de l’année 2018 compte déjà parmi les plus chaudes recensées par Météo-France, qui confirme cette tendance pour l’été, sans toutefois prévoir de vague de chaleur dans l’immédiat. Jusqu’ici l’année a été « très chaude », selon un bilan présenté jeudi, avec d’abord un mois de janvier record depuis le début des relevés (1900), puis une chaleur qui s’est installée « précocement », dès avril (3e mois d’avril le plus chaud recensé). La période du 1er avril au 10 juillet bat ainsi les records, « légèrement plus chaude » qu’en 2003. Au total, l’année 2018 figure dans le top 4 des premiers semestres en termes de température (les trois premières sur cette période 1er janvier-10 juillet étant par ordre croissant 2007, 2017 et 2014).

De nombreuses villes n’ont jamais connu autant de jours à plus de 25 °C de température maximale : Lille, Paris, Strasbourg, Chartres, Troyes… À Brest, la première décade de juillet (du 1er au 10) est déjà la plus chaude depuis le début des relevés (devant 2006 et 1976). « On est plutôt partis pour une année chaude, dans le contexte du XXIe siècle », souligne le prévisionniste François Gourand. Avec le changement climatique, « on ne vit pas du tout dans le même climat que nos parents », rappelle-t-il.

On ne vit pas du tout dans le même climat que nos parents

Dans l’immédiat, Météo-France ne prévoit pas de canicule pour les jours qui viennent. « La tendance est clairement chaude pour juillet. Mais au vu des simulations, une vague de chaleur d’ampleur nationale semble peu probable » ces 10-15 jours à venir, indique l’ingénieur. Le pays devrait connaître un pic de chaleur entre samedi et lundi, avant un rafraîchissement des températures.

Les prévisions saisonnières sur trois mois, qui n’autorisent pas une grande précision, prévoient un temps « plus chaud que la normale probable » sur le nord et l’est de la France. Ailleurs, aucun scénario n’est privilégié. Et « rien ne permet de dire qu’octobre ou décembre ne seront pas frais ou pluvieux », souligne François Gourand.

Des vagues de chaleur plus fréquentes en France

Sous l’effet des gaz à effet de serre (GES) émis mondialement, la France a déjà gagné 1,4 °C depuis 1900, une tendance qui s’accentue depuis 30 ans, plus marquée encore en été qu’en hiver. Selon Météo-France, les vagues de chaleur devraient voir leur fréquence doubler d’ici à 2050 dans l’Hexagone. Et pour la suite, tout dépendra des efforts mis en œuvre pour réduire les émissions de GES dans l’atmosphère. Si rien n’est fait pour renverser la tendance actuelle, les vagues de chaleur en France seront à la fin du siècle cinq à sept fois plus nombreuses qu’aujourd’hui, souligne l’organisme national.

Les États du monde se sont mis d’accord à Paris en 2015 pour garder le réchauffement sous 2 °C par rapport à la révolution industrielle. Mais leurs engagements, à condition qu’ils soient tenus, devraient quand même faire grimper le mercure de plus de 3 °C. Si les émissions et concentrations gardaient leur trajectoire actuelle, le réchauffement pourrait atteindre 4 °C en France à l’horizon 2071-2100, voire 5 °C en été, selon Météo-France. Ce qui signifierait une vague de chaleur au moins aussi sévère que 2003 plus d’une année sur deux.

La grande canicule du 4 au 18 août 2003 reste aujourd’hui « hors norme et inégalée » (avec un excès de mortalité estimé à 15.000 personnes). Mais la France, théâtre de huit vagues de chaleur entre 1947 et 1982, en a déjà traversé 30 depuis 1983 ! Depuis peu, elle subit aussi des épisodes plus tardifs dans la saison (fin août 2016, septembre 2016), et plus précoces, comme celui de mi-juin 2017, un « niveau de chaleur jusque-là jamais atteint avant un mois de juillet ».

Depuis le choc de 2003, les pouvoirs publics ont mis en place un plan canicule, associé à une vigilance météo et activé chaque été pour anticiper les effets sanitaires. Cette année, la période de veille saisonnière a pour la première fois été étendue jusqu’au 15 septembre.

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La banquise hivernale arctique de 2017 était la plus petite jamais observée  Comme on peut le voir dans cette vidéo de la Nasa, l’expansion de la banquise hivernale a atteint son paroxysme le 7 mars dernier. La surface de mer couverte de glace fut alors la plus basse jamais mesurée lors d’un maximum saisonnier. Les zones grises plus foncées traduisent une couverture glacée plus fine qu’ailleurs, donc plus fragile. La banquise estivale, fin septembre 2016, était à un niveau très bas. L’hiver a eu ensuite du mal à s’installer. Aux antipodes, la banquise estivale autour de l’Antarctique était aussi à un niveau historiquement bas. 

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