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Le pôle Sud se réchauffe trois fois plus vite que le reste de la Planète

Juil 1, 2020 | economie | 0 commentaires



Le pôle Sud se réchauffe trois fois plus vite que le reste de la Planète

Une nouvelle étude se penche sur 60 ans de données météorologiques collectées en Antarctique et révèle des résultats étonnants. Contrairement à ce que nous pourrions croire, le continent glacé se réchauffe bel et bien, et ce, plus rapidement encore que le reste de la Planète.

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Le climat est une machine complexe et sensible aux variations, la santé de chaque rouage déterminant celle de ceux qu’il fait tourner. Ainsi, des variations de température dans l’océan Pacifique peuvent avoir un effet drastique et insoupçonné sur les conditions climatiques en Antarctique. C’est l’inquiétant constant qu’a récemment fait une équipe internationale de chercheurs. En analysant 60 ans de données météorologiques, et grâce à l’implémentation de modèles informatiques, ces derniers ont fait tomber – avec horreur – une croyance partagée depuis des décennies par les scientifiques : celle que l’Antarctique refroidissait tandis que le reste du monde était assis sur une plaque chauffante.

Le pôle Sud se réchauffe

Si une augmentation de la température de l’air de surface (SAT) est indéniablement observable au niveau mondial, et ce, depuis le XIXe siècle, toutes les régions ne sont néanmoins pas égales. Les chercheurs estiment ainsi que, depuis les années 1970, la planète se réchaufferait de 0,15 à 0,2 °C par décennie en moyenne. Mais, en Antarctique, c’est un tout autre tableau qui est en train de se peindre. Longtemps masquée par des phénomènes climatiques naturels, l’augmentation de la SAT au pôle Sud vient d’être révélée dans toute son ampleur, affichant le chiffre alarmant de 0,6 °C supplémentaires par décennie au cours des 30 dernières années !

« Le pôle Sud se réchauffe à une vitesse incroyable, et ce changement est principalement alimenté par les tropiques », explique Kyle R.Clem, auteur principal de l’étude parue dans la revue Nature Climate. Enregistrées sur place depuis 1957, les températures aux pôles étaient jusqu’à présent apparues comme stables ou en déclin d’après les données. Les vents venus de l’ouest formaient une barrière protectrice autour du continent, empêchant l’air chaud d’y pénétrer. Néanmoins, vers la fin du XXe siècle, l’ennemi s’apprêtait à prendre d’assaut la forteresse de glace, non pas par les airs mais par les eaux.

Un phénomène cyclique, mais pas seulement

L’Oscillation interdécennale du Pacifique (IPO) est un phénomène climatique cyclique s’étendant de l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud. Sur une période de 15 à 30 ans, l’océan Pacifique traverse deux phases : une positive caractérisée par des eaux plus chaudes que d’habitude aux tropiques et plus froides au nord ; et une négative présentant une inversion de ce motif. À la fin du siècle dernier, l’IPO est entré dans sa phase positive qui, par un effet boule de neige, entraîne un réchauffement de l’Antarctique. L’air se réchauffe au dessus des tropiques, causant une chute de pression extrême au-dessus de la mer d’Amundsen et de la mer de Weddell. Ce phénomène facilite à son tour le transport horizontal (ou advection) de l’air tiède en provenance de l’Atlantique sud vers l’intérieur du continent antarctique, une tendance observée depuis déjà deux décennies.

Bien que le réchauffement de l’Antarctique soit en partie imputable aux divers phénomènes climatiques qui viennent d’être évoqués, les chercheurs soulignent que l’activité humaine ne serait pas entièrement hors de cause dans cette affaire. « L’Antarctique intérieure est peut-être l’un des derniers endroits restants sur Terre où le signal anthropogénique n’est pas facile à extraire, du fait de cette variabilité extrême, poursuit Clem. Mais il est très, très peu probable d’obtenir une tendance de réchauffement aussi marquée sans une augmentation de la libération des gaz à effet de serre. » Actuellement, les glaces à l’intérieur de l’Antarctique ne sont pas directement menacées par ce changement, contrairement à celles de la côte. Mais elles pourraient bientôt le devenir.

L’Antarctique a connu une vague de chaleur exceptionnelle

Article de Natalie Mayer, publié le 1er avril 2020

En Antarctique cet été, les températures ont atteint des records en plusieurs endroits. Et des chercheurs rapportent même un premier épisode de canicule dans l’Est. Un épisode qui pourrait impacter l’écosystème sur le long terme.

Au début du mois de février dernier, des records de température sont tombés en Antarctique. Juste après que, pour la première fois, la base antarctique Casey (Australie) a enregistré, sur une période de trois jours consécutifs – entre le 23 et le 26 janvier 2020 -, des températures minimales et maximales extrêmes. Un tout premier épisode de canicule pour la région.

« Au cours de ces trois jours de janvier, Casey a connu des températures minimales supérieures à zéro et des températures maximales supérieures à 7,5 °C, avec sa température maximale la plus élevée de 9,2 °C atteinte le 24 janvier, suivie de son minimum le plus élevé de 2,5 °C le lendemain matin », raconte Sharon Robinson, biologiste, dans un communiqué de l’université de Wollongong (Australie). « Ce maximum est de 6,9 °C plus élevé que la température maximale moyenne pour la station ces 31 dernières années, tandis que le minimum est 0,2 °C plus élevé. »

Des conséquences pour l’écosystème

Les chercheurs mettent ces records au crédit d’un réchauffement observé sur certaines parties de l’Antarctique et de modèles météorologiques qui ont prévalu sur l’hémisphère Sud au printemps et à l’été 2019. Avec pour résultat, une forte perturbation de la haute atmosphère au printemps qui a « probablement influencé la basse atmosphère de l’Antarctique pendant l’été ».

Les chercheurs craignent désormais une perturbation – positive ou négative – à long terme des populations locales, des communautés et de l’écosystème tout entier. La plupart de la vie en Antarctique dépend en effet de la fonte des glaces pour son approvisionnement en eau. Ces températures élevées pourraient donc être à l’origine d’une croissance et d’une reproduction accrue des mousses, lichens, microbes et invertébrés. Mais des apports en eau exagérés pourraient aussi déloger les plantes et modifier la composition des communautés. « Et si la glace fond complètement au début de la saison, les écosystèmes souffriront de la sécheresse pour le reste de la saison », précise Dana Bergstrom, écologiste. Sans parler du stress thermique infligé à des individus qui n’y sont pas adaptés.

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