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les vaches aussi portent des masques… mais pas contre le coronavirus

Juin 14, 2020 | economie | 0 commentaires



les vaches aussi portent des masques... mais pas contre le coronavirus

Une start-up britannique a inventé un masque qui absorbe le méthane issu des rots des vaches, cause majeure de réchauffement climatique. Un accessoire connecté à une application et facile à utiliser, qui ne semble pas déranger le moins du monde les animaux.

Si d’aventure vous voyez des vaches portant un masque dans les prés, ne soyez pas effrayé. Aux dernières nouvelles, les bovins ne sont pas porteurs de coronavirus. En revanche, ils sont responsables d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre : l’élevage représente ainsi 14,5 % des émissions d’origine anthropique. Principale coupable : la fermentation entérique des ruminants, qui produit du méthane (CH4), un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2).

95 % des émissions de méthane des vaches proviennent du nez et de la bouche

Un problème auquel s’est attaquée Zelp, une start-up basée à Londres. Cette dernière a imaginé un masque pour vaches qui neutralise les renvois de méthane à la source. « Contrairement à ce qu’on croît, 95 % des émissions proviennent non pas des flatulences, mais des renvois par le museau par le nez et la bouche », fait valoir la jeune pousse. Le dispositif, peu encombrant, s’accroche autour de la tête et recouvre le museau pour absorber les renvois de méthane, qui sont oxydés à l’aide d’un catalyseur. « Un capteur détecte la concentration de méthane produite par la vache, et lorsqu’elle atteint un certain seuil, le dispositif est actionné », détaille Francisco Norris, qui a fondé la start-up avec son frère Patricio en 2017. Le masque réduit de 32 % des émissions de méthane et Zelp vise une réduction de 60 % d’ici l’an prochain.

Relié à une application mobile, le masque fournit également des statistiques détaillées sur les émissions et permet de détecter des maladies en amont en mesurant la température de l’animal. Il dispose aussi d’un traceur GPS et se pose facilement. « La vache s’habitue en cinq minutes, garantit Francisco Norris dans un email à Futura. Si toutes les vaches étaient équipées de ce dispositif à l’échelle mondiale, cela produirait un impact 1,5 fois plus important contre les gaz à effet de serre que si l’on retirait de la circulation toutes les voitures de la planète », se vante la start-up, qui a collaboré avec des chercheurs de l’Imperial College et du Royal Veterinary College. Zelp est déjà en discussion avec ABP Food Group, le plus gros fournisseur de viande bovine en Europe et qui travaille avec plus de 35.000 agriculteurs, ainsi qu’avec des éleveurs américains.

Un steak labellisé « bon pour le climat » ?

Tout l’enjeu sera de convaincre les éleveurs. La souscription annuelle s’élève à 45 dollars par bête, ce qui représente un budget conséquent pour les éleveurs, qui disposent souvent de faibles marges et qui n’ont pas un intérêt immédiat à réduire les émissions de gaz à effet de serre de leur troupeau. Zelp espère pouvoir faire certifier ses masques avec un label « bon pour le climat », que les transformateurs de viande pourraient apposer sur les produits et reverser ainsi une prime aux agriculteurs. La start-up cite ses propres enquêtes, réalisées aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui montrent que les clients sont prêts à payer jusqu’à 30 % plus cher pour du bœuf à faible taux d’émission. Elle met aussi en avance les bénéfices sur le suivi de santé et la collecte de données permettant l’optimisation de l’alimentation.

Des vaches au régime antiméthane

De nombreuses recherches visent déjà à réduire les émissions de méthane des bovins, principalement par la modification du régime alimentaire. La start-up suisse Zaluvida développe, par exemple, un complément naturel composé d’ail et d’écorces d’orange, qui permettrait de limiter les émissions de méthane de 38 % en modifiant la composition bactériologique du rumen. D’autres chercheurs travaillent sur un vaccin permettant d’inhiber les bactéries productrices de méthane, voire à modifier génétiquement les vaches pour qu’elles relâchent moins de méthane. Des solutions qui risquent toutefois de perturber la digestion, avertit Francisco Norris. Après tout, obliger les vaches à porter un masque ne serait que justice puisque nous devons nous-même nous soumettre à cette contrainte.

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