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Lever des fonds en période de crise : le défi ultime ?

Mai 16, 2020 | HACKING ET PARE-FEU, INTRUSION | 0 commentaires


Disons le tout de go : lever des fonds par les temps qui courent pourrait revenir à endosser le costume du héros de Edmond ROSTAND et s’écrier : ” C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap, que dis-je c’est un cap ?… c’est une péninsule ! ”

Incertitude économique et donc financière

Malgré le soutient financier massif de l’ensemble d’une grande majorité d’états, les mesures de confinement mise en place se sont automatiquement traduites par du chômage partiel pour les pays ou la protection sociale est la plus généreuse et par du chômage et des licenciements massifs dans les autres (à ce jour, plus de 26 millions d’Américains se retrouvent sans emploi). Ce ralentissement de l’économie risque à terme d’aboutir à un ralentissement de la consommation combiné avec un réflexe d’épargne massif. Un investisseur n’échappe pas à cette règle. D’autant plus qu’en tant que gestionnaire de fond, il se doit de garantir un seuil de rentabilité et une minimisation des risques.

De la difficulté d’anticiper dans un monde fait d’incertitudes

Lever des fonds, c’est savoir expliquer comment une vision va se transformer en réalité commerciale. C’est s’appuyer sur des données, des études de marchés pour en extraire une tendance de fond dans laquelle votre solution va se positionner comme l’une des meilleures pour en remporter la plus belle part.

Les cartes vont être rebattues c’est certains, mais dans quel sens ? De premiers sondages sur la réaction des consommateurs commencent à sortir. Sans grande surprise, ils montrent une certaine frilosité et un repli sur les besoins essentiels (alimentaire et santé). A quel point, nos corps et nos esprits confinés, vont avoir besoin de se ressourcer et de vivre de nouvelles expériences ? La prise de conscience de la fragilité de nos existences ne va-t-elle pas au contraire nous pousser dans une logique du carpe diem ?

VC ou Corporate Venture ?

Les deux mon capitaine ! Jamais l’association de ces deux grandes familles d’investisseurs professionnels n’aura plus fait sens ! Le fond Corporate parce qu’il est capable d’apporter des indicateurs factuels sur l’évolution de tel ou tel marché. En revanche, sa capacité d’accompagnement va dépendre de la capacité de l’entreprise dont il dépend à dégager des bénéfices. Le VC est moins impacté par ce problème. Il est surtout préoccupé par le fait d’avoir une vision plus transverse et soucieuse des intérêts spécifiques de l’entreprise.

Se positionner en pionner conscient des enjeux sociétaux

Face à ces incertitudes, la seule démarche est un centrage autour d’enjeux sociétaux majeurs. Combiné à la prise de conscience écologique, on voit émerger des besoins forts comme la volonté d’une production au plus proche du consommateur. La pandémie a souligné la forte dépendance des pays occidentaux (européens notamment) à la production d’Asie.

Cette prise de conscience va certainement se traduire par une modification des stratégies d’investissement à l’échelle nationale et internationale : c’est une opportunité à saisir pour chaque entrepreneur assurément et en particulier pour ceux en recherche de fond.

Jouer la carte de l’agilité

La force d’une start-up (et parfois sa faiblesse), c’est sa taille et son organisation. Dans les mois (et les années !) à venir, les entreprises qui s’en sortiront le mieux seront celles capables de s’adapter à la réalité du terrain économique. Du point de vue de la gouvernance cela suppose de disposer d’indicateurs précis et fiables que le chef d’entreprise partagera avec son Comité stratégique afin d’ajuster la stratégie de déploiement commerciale rapidement.

Partager le risque

Enfin, rappelons-nous qu’Investir c’est prendre un risque. Maîtrisé certes, mais un risque quand même ! Celui-ci sera d’autant plus acceptable qu’il sera partagé avec les actionnaires déjà présents au capital. Des mécanismes de dilution sont en général exigés par les investisseurs entrants. Ils peuvent être combinés avec l’atteinte de jalons techniques et commerciaux. Car finalement, le meilleur business plan n’est-il pas celui que l’on réalise ?

Pour en revenir à la gouvernance, celle-ci doit être équilibrée et prendre en compte pas simplement le pourcentage de part détenu par chaque actionnaire, mais son niveau de prise de risque et d’engagement opérationnel. Prévoir des droits spécifiques à ces investisseurs peut-être un plus dans la négociation.

En synthèse, plus que jamais la nécessité d’écouter les attentes et les craintes des deux parties se fait pressente.

C’est à ce prix que le PDG pourra dire « …et à la fin de l’envoi, je touche ! ».



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