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limiter sa transmission par les moustiques grâce à un champignon

Mai 5, 2020 | economie | 0 commentaires



limiter sa transmission par les moustiques grâce à un champignon

Le paludisme est une maladie parasitaire transmise à l’humain par les moustiques du genre Anopheles. Elle fait encore de nombreuses victimes parmi les enfants, surtout en Afrique. Les chercheurs essaient de trouver un moyen de réduire la prévalence du parasite chez les anophèles. La dernière en date mise sur un champignon microscopique qui bloque l’infection du moustique par Plasmodium.

Le paludisme est une maladie infectieuse vectorielle transmise par les moustiques femelles du genre Anopheles. Lors de son repas sanguin, le moustique injecte involontairement le parasite Plasmodium sous forme infectieuse (sporozoïte) qui réside dans les glandes salivaires de l’insecte. Il existe cinq espèces de Plasmodium mais P. falciparum et P. vivax sont les plus virulentes.

En 2018, l’Organisation mondiale de la Santé a estimé à 288 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde. Près de 400.000 personnes en sont décédées l’année dernière, parmi elles 67 % étaient des enfants de moins de cinq ans.

Les scientifiques essaient de contrôler la population de moustique porteur du parasite car les cas de résistance des moustiques aux traitements chimiques pour lutter contre le paludisme se multiplient. Un champignon microscopique, symbiotique des anophèles, pourrait apporter une solution. En effet, une nouvelle publication parue dans Nature Communications constate que la présence du champignon microscopique bloque l’infection par Plasmodium.

Un champignon microscopique qui interfère avec l’agent du paludisme

Le champignon microscopique intracellulaire, appelé Microsporia MB, a été retrouvé chez des Anopheles arabiensis au Kenya. Microsporia MB vit dans l’épithélium intestinal et les ovaires des femelles, sans que cela n’affecte la vie du moustique outre mesure.

Les chercheurs ont infecté artificiellement deux populations de moustique : une population exempte de Microsporia MB et une population infectée par celui-ci. Dans le cas des moustiques porteurs de microsporidies, aucun sporozoïte de Plasmodium n’a été retrouvé dans la tête, le thorax et aucun oocyste dans l’abdomen de tous les insectes testés (fig. b et c). « Les données que nous avons pour le moment suggèrent qu’il y a 100 % de blocage », explique Jeremy Herren, premier auteur de l’étude, pour la BBC.

Le mécanisme physiologique en jeu doit encore être affiné. Les chercheurs pensent que la présence du champignon active le système immunitaire du moustique, qui est alors plus efficace pour lutter contre l’agent du paludisme, ou que sa présence modifie le métabolisme de l’insecte et rend les conditions inhospitalières pour Plasmodium.

Les chercheurs réfléchissent à des moyens d’augmenter la population d’anophèles porteuses du champignon pour limiter la propagation du paludisme qui fait le plus de morts en Afrique.

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