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Pour prévenir les pandémies, il faut préserver les écosystèmes

Juin 30, 2020 | economie | 0 commentaires



Pour prévenir les pandémies, il faut préserver les écosystèmes

Au début de la crise du coronavirus, les experts l’ont évoqué : la réduction des barrières entre les Hommes et les animaux sauvages augmente les risques de pandémie. Mais une nouvelle étude montre aujourd’hui qu’au-delà de cette problématique particulière, la dégradation de l’écosystème rend aussi plus difficile la régulation des maladies.

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  Il semble évident que l’humanité soit imbriquée avec son écosystème. Si la biodiversité s’écroule, elle ne pourra évidemment plus assurer les services écosystémiques. L’humanité peut-elle exister décemment dans ces conditions ? Futura a pu aborder cette question avec Gilles Boeuf, chercheur et président du conseil scientifique de l’AFB. 

Les maladies infectieuses sont de plus en plus nombreuses à passer des animaux sauvages aux Hommes. En cause, nos sociétés qui exploitent de plus en plus le milieu naturel et font tomber les barrières. Dernier exemple en date, le coronavirus responsable de la pandémie de Covid-19. Plus alarmant encore, une étude de chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) qui montre aujourd’hui que biodiversité et risques de propagation de nouvelles maladies sont très étroitement liés.

« Les écosystèmes limitent naturellement le transfert de maladies des animaux aux humains », explique Mark Everard, chercheur, dans un communiqué de l’université. Mais la dégradation des écosystèmes — par la déforestation, le changement d’affectation des terres ou l’intensification agricole, par exemple — nous fait perdre cet avantage.

Après le coronavirus, reconstruire mieux

D’autant que la dégradation de l’écosystème compromet la sécurité hydrique, limitant la disponibilité d’une eau adéquate pour une bonne hygiène des mains ou un assainissement et un traitement des maladies. « Le risque de maladie ne peut être dissocié de la conservation des écosystèmes et de la sécurité des ressources naturelles », prévient le chercheur.

Mais la vitesse à laquelle des mesures ont été prises pour lutter contre la propagation du coronavirus à de quoi laisser optimiste. « Un changement systémique radical devrait également être possible pour faire face à d’autres urgences telles que l’urgence climatique ou la menace d’une nouvelle extinction de masse », remarque Mark Everard. Selon les chercheurs, la leçon à tirer de la pandémie de Covid-19 est que les sociétés du monde entier doivent « reconstruire mieux », notamment en protégeant et en restaurant les écosystèmes endommagés.

Préservons la biodiversité pour garder la santé !

La biodiversité doit être préservée, car elle est bonne pour notre santé. Voilà très clairement le message que veulent transmettre des médecins, vétérinaires et chercheurs qui rappellent que de nombreux médicaments nous ont été fournis par la nature. Au fait, les animaux domestiques transportent plus de maladies que les bêtes sauvages…

Article de Futura avec l’AFP-Relaxnews paru le 09/04/2013

Barrière contre les épidémies, source de précieux médicaments et aide psychologique pour les malades ou même les bien portants : la biodiversité est la meilleure garante de notre santé, clament des médecins, vétérinaires et chercheurs dans un ouvrage paru vendredi dernier (Notre santé et la biodiversité, éditions Buchet/Chastel). « Aujourd’hui, on associe trop souvent la faune sauvage à des maladies comme le chikungunya, le paludisme ou la grippe aviaire. Pourtant, c’est en détruisant les écosystèmes, en perturbant le fonctionnement du vivant, en diminuant la biodiversité que nous mettons notre santé en danger », estiment les auteurs de cet ouvrage collectif initié par les associations Santé environnement France (Asef) et Humanité et biodiversité.

La diversité des espèces, en net déclin à l’échelle mondiale, est ainsi un « moteur puissant contre le développement des épidémies », affirmait cette semaine Benjamin Roche, chercheur en épidémiologie à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), en présentant le livre au ministère de la Santé. À première vue, un appauvrissement du nombre d’espèces pourrait sembler bénéfique à la santé humaine en réduisant le nombre d’agents pathogènes d’origine animale. Or, cela semble au contraire accroître le risque de transmission, dit ce chercheur. Il cite le cas de la fièvre du Nil occidental, pathologie qui cause 600 décès par an aux États-Unis : les comtés de Louisiane possédant la plus forte densité en oiseaux sauvages sont ceux où l’on observe le moins de cas humains.

« Les animaux sauvages sont souvent pris pour des boucs émissaires », estime le vétérinaire Michel Gauthier-Clerc, directeur de recherche à la fondation Tour du Valat, pour qui la peur de la faune sauvage, héritée des pestes du passé, n’est pas fondée sur le plan sanitaire. Aujourd’hui, « moins de 2 % des maladies infectieuses en France peuvent être attribuées à des zoonoses », c’est-à-dire aux maladies transmissibles des animaux aux Hommes, confirme Gilles Pipien, codirecteur de l’ouvrage. Comme la grippe aviaire, les plus grandes zoonoses proviennent aujourd’hui des animaux domestiques, souvent en lien avec « des pratiques d’élevage industrialisées et mondialisées », relèvent les auteurs.

Moins de temps en soins intensifs si l’on voit un espace vert

La nature reste par ailleurs une précieuse mais fragile pourvoyeuse de médicaments, telle l’azidothymidine (AZT), un traitement contre le Sida provenant d’une éponge des Caraïbes aujourd’hui en danger. Une bonne raison d’en prendre soin, insiste Gilles Pipien, qui raconte par exemple que la découverte dans les années 1980 en Australie d’une grenouille particulière élevant ses nouveau-nés dans son estomac avait ouvert des perspectives pour un éventuel médicament contre les ulcères. Mais quand les chercheurs retournèrent sur place pour en savoir plus, la forêt avait été détruite et la fameuse grenouille éradiquée.

D’autres coups de pouce thérapeutiques de la nature sont plus discrets, mais tout aussi utiles. Ils peuvent réduire le stress ou aider les malades atteints d’Alzheimer à retrouver la notion du temps avec l’évolution des saisons, explique la docteure Thérèse Rivasseaux-Jonveaux, neurologue au CHU de Nancy. Selon cette spécialiste, des études ont par exemple montré qu’après une opération, « les patients prenaient moins d’antalgiques et restaient moins longtemps en soins intensifs » lorsqu’ils pouvaient voir un espace vert depuis leur chambre d’hôpital.

Autant de liens entre biodiversité et santé qui font dire à Marie-Christine Favrot, adjointe au directeur général de la santé (DGS), que « préserver la biodiversité fait partie intégrante des actions de promotion de la santé ». Encore faut-il, relève le cardiologue Pierre Souvet, président de l’Asef, « une vraie formation des médecins sur ces sujets ».

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