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retard à l’allumage pour le lanceur aéroporté

Mai 28, 2020 | economie | 0 commentaires



retard à l'allumage pour le lanceur aéroporté

Le premier vol de démonstration du système de lancement aéroporté de Virgin Orbit ne s’est pas déroulé comme prévu. Un problème est survenu quelques instants après l’opération du lanceur LauncherOne avec l’avion porteur, un Boeing 747.

Virgin Orbit qui développe un système de lancement aéroporté, c’est-à-dire qui consiste à placer un lanceur sous un avion porteur qui l’amène à l’altitude requise d’où il s’élancera en direction de l’espace, a raté son premier vol de démonstration.

L’avion porteur avait décollé de l’aéroport de Mojave dans le désert californien puis volé jusqu’à la zone désignée pour lâcher le lanceur, à quelque 11.000 mètres d’altitude au-dessus du Pacifique, au large de Los Angeles. Mais si la séparation du lanceur avec l’avion s’est bien déroulée comme l’a confirmé Virgin Orbit, trois minutes après la manœuvre, la mission s’est brutalement terminée. « La mission s’est terminée peu après le début du vol », a tweeté Virgin Orbit, sans donner aucune explication sur les problèmes techniques que le lanceur aurait pu rencontrer. Interrogée, Virgin Orbit n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat sur les causes de cet échec.

Un sujet d’inquiétude avant le vol test

Le problème est survenu au moment le plus critique de la mission, dans le court laps de temps qui suit la séparation du lanceur de son avion, l’allumage du moteur-fusée, et son vol vers l’orbite. Si la mission devait rencontrer un problème, c’est à ce moment-là que Virgin Orbit s’attendait à des difficultés. Avant le vol, l’entreprise avait pris soin d’avertir que les « toutes premières secondes après la libération sont les plus importantes ». Le lanceur de 21 mètres a vraisemblablement été perdu faute d’avoir pu allumer son moteur ou réussi à le faire fonctionner à la bonne puissance et/ou suffisamment longtemps.

En guise d’encouragement, Elon Musk, le patron de SpaceX, a tweeté « qu’il avait dû s’y reprendre quatre fois pour réussir avec Falcon 1 ». Cela dit, cet échec est loin de décourager les équipes de Virgin Orbit. Dan Hart, son P.-D.G, a déclaré avoir « atteint bon nombre des objectifs que nous nous étions fixés, mais pas autant que nous l’aurions souhaité ». Il a aussi confirmé qu’un deuxième test « aurait bientôt lieu », mais sans fixer de dates précises.

Le LauncherOne de Virgin Orbit se prépare à des essais de vol captif

Article de Rémy Decourt publié le 03/09/2018

Virgin Orbit, filiale de Virgin Galactic, souhaite mettre en service son système de lancement aéroporté dès 2020. La préparation autour de l’avion laisse à penser qu’un premier vol d’essai captif pourrait avoir lieu dès le mois de septembre. Le Boeing 747 qui servira de rampe de lancement du lanceur LauncherOne est prêt pour cet essai. Le mécanisme qui supportera le lanceur a été installé sur l’avion. 

Dévoilé en 2012, lors du Salon international de l’aéronautique de Farnborough en Angleterre, le système de lancement aéroporté de Virgin Orbit, filiale de Virgin Galactic, poursuit son développement. Ce système, constitué du lanceur LauncherOne et d’un Boeing 747, devrait entrer en service à l’horizon 2020. Virgin Orbit a déjà signé des contrats de lancement, dont un pour le lancement de 39 satellites de la méga-constellation OneWeb et un autre avec GomSpace, une société danoise spécialisée dans les nanosatellites.

Initialement, ce lanceur aéroporté devait être mis en œuvre depuis le WhiteKnightTwo, l’avion utilisé pour le SpaceShipTwo, dont l’avion touristique vient de réaliser un troisième vol d’essai supersonique. Mais, en 2015, il a été décidé d’utiliser un avion de ligne 747 de Virgin Galactic connu sous le nom de « Cosmic Girl ». Ce 747 a été adapté pour transporter le LauncherOne qui, dans sa configuration actuelle, peut placer environ 300 kilogrammes sur une orbite héliosynchrone de 500 kilomètres pour un coût d’environ 12 millions de dollars.

Il y a quelques jours, ce 747 a terminé des essais en vol avec, accroché sous son aile gauche, le mécanisme qui supportera le lanceur et fera l’interface entre le lanceur et l’avion. Cette structure, peinte en rouge (on ne peut pas la rater) est installée sur une section de l’aile nativement renforcée, car conçue à l’origine pour transporter des moteurs de rechange de l’avion. 

Aujourd’hui, Virgin Orbit prépare le premier vol d’essai avec le lanceur LauncherOne accroché à l’avion. Il s’agira d’un vol captif, c’est-à-dire sans largage du lanceur, pour s’assurer du bon fonctionnement en vol de l’avion et son encombrant passager. 

Bien qu’aucun calendrier précis n’a été annoncé, l’activité inhabituelle autour de l’avion et une demande faite à la FAA pour obtenir l’autorisation temporaire d’utiliser une fréquence en bande S pour envoyer la télémétrie du LauncherOne et du 747 à la station terrestre de Long Beach, laissent à penser que ce vol aura lieu en septembre.

Virgin Galactic augmente les capacités de son lanceur LauncherOne

Article de Rémy Decourt publié le 19/09/2015

Pour répondre aux besoins du marché, Virgin Galactic a décidé d’augmenter les performances de son lanceur, en cours de développement. Le LauncherOne aéroporté devrait donc faire mieux pour le même prix. L’appareil se positionne sur le lancement des petits satellites et participe à rendre l’accès à l’espace plus économique et moins compliqué. Son premier vol est prévu en 2017.

La firme Virgin Galactic a profité de la semaine annuelle d’Euroconsult dédiée à l’industrie des satellites qui se tient actuellement à Paris pour annoncer l’augmentation significative des capacités d’emport de son lanceur LauncherOne. « Et ce pour répondre aux besoins du marché », explique George T. Whitesides, le PDG de Virgin Galactic. Concrètement, le LauncherOne, dont le premier vol est prévu à l’horizon 2017, « sera capable de lancer quelque 200 kilogrammes sur des orbites héliosynchrones, celles les plus couramment souhaitées pour les petits satellites de ce gabarit ».

Cette augmentation de la performance du lanceur est obtenue en redimensionnant la taille du réservoir du lanceur et en augmentant la puissance des moteurs. Elle se répercutera également sur les autres orbites que le LauncherOne peut atteindre. Ainsi, en orbite basse, il sera capable de lanceur jusqu’à 400 kilogrammes de charge utile. Quant au prix, il ne change pas. Le LauncherOne est toujours proposé à 10 millions de dollars le lancement (soit 8.8 millions d’euros au cours actuel).

Par rapport à la version initiale, le LauncherOne est plus lourd et nécessite un avion plus imposant pour son décollage du sol. En effet, il faut savoir que le LauncherOne est un système aéroporté. Il a besoin d’un avion pour atteindre une certaine altitude d’où il est largué pour rejoindre l’espace. Initialement, il était prévu qu’il soit transporté jusqu’à une quinzaine de kilomètres d’altitude par le Virgin Mothership ou WhiteKnightTwo, le vaisseau mère du SpaceShipTwo. Depuis cette altitude et après une chute libre de 4 secondes, il devait allumer le moteur de son premier étage puis le second avant de mettre à poste sa charge utile. Exit donc le Virgin Mothership et place à un gros porteur – en cours d’acquisition et qu’il reste à aménager – pour transporter le lanceur jusqu’à son altitude de départ. Un des intérêts du système est qu’il peut décoller d’une grande variété de sites de lancement.

Le marché des petits satellites en progression

Ce lanceur a déjà acquis quelques contrats de lancement dont celui de OneWeb qui lui a confié le lancement de 39 de ses satellites (sur un total de 900), assorti d’une option pour cent autres. Le LauncherOne se positionne sur le marché des petits et très petits satellites en très forte progression.

Ce marché est tiré vers le haut par les projets de méga-constellation de plusieurs centaines de satellites : 900 pour OneWeb, qui envisage déjà une constellation de deuxième génération, et pas moins de 4.000 pour le projet de Google et SpaceX. Mais pas seulement. Depuis le début de cette décennie, dans le domaine spatial, on assiste à une évolution qui se traduit notamment par une explosion des applications et usages spatiaux dans le domaine de l’Internet et des télécommunications. À ces nouveaux usages s’ajoutent un foisonnement de nouveaux acteurs et l’émergence de nouvelles technologies ouvrant le champ des possibilités. Autant de besoins nouveaux nécessitant des satellites de petite taille qui, forcément, sont à lancer.

D’ailleurs, Arianespace a conscience de l’énorme potentiel de ce marché. Dans l’Usine Nouvelle, Stéphane Israël, son PDG, invite l’industrie européenne à « réfléchir à l’option d’un micro-lanceur capable de mettre quelques centaines de kilos en orbite basse. Il devra être complémentaire d’Ariane 6 et de Véga C et sa performance devra donc rester très limitée – environ 300 kilos en orbite terrestre basse », explique-t-il.

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