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Technos

Mar 30, 2020 | economie | 0 commentaires



Robin n’y aurait pas cru il y a quelques semaines. Désormais, il envisage sérieusement de faire son premier date en vidéo. « C’était un sujet de rigolade au début… Mais je pense vraiment qu’on va sauter le pas », témoigne ce jeune homme de 25 ans qui d’habitude est de ceux qui proposent rapidement de boire un verre. « J’avoue que je suis dans ma zone d’inconfort en ce moment, je suis obligé de tchatter plus que la normale. On s’adapte ! », concède Robin. Comme lui, 54 % des utilisateurs de l’appli de rencontres Happn se déclarent prêts à faire le premier rendez-vous en vidéo – circonstances exceptionnelles obligent. 

La vidéo en palliatif

Si aucune fonctionnalité sur Happn ne permet pour l’instant un échange vidéo, d’autres applis ont sauté le pas. C’est le cas de Once. L’appli de rencontres « qui préfère la qualité à la quantité » proposant un match par jour mise sur le live-vidéo. Gratuite, « cette option est disponible après quelques échanges écrits sur le chat de l’application et si les deux parties y consentent », explique le communiqué. D’habitude, Once « privilégie l’écrit et les photos » mais cette nouvelle fonctionnalité « inédite » permet aux utilisateurs de rester sur la même interface. Et ne pas échanger directement leurs numéros de téléphone ou mails – ce qui peut s’avérer envahissant. 

Bumble adopte aussi stratégie du tout-en-un. L’appli de rencontres sur laquelle « les femmes font le premier pas » permet à ses utilisateurs de se rencontrer à l’oral ou en vidéo. L’option a été lancée avant le confinement, notamment car Bumble n’est pas seulement réservé aux rencontres amoureuses mais aussi amicales « Bumble BFF » ou pour le travail « Bumble Bizz ». Dès la première semaine de confinement, Bumble enregistre une hausse de 21 % d’appels vidéo en France. 

Mais, les écrans interposés peuvent-ils vraiment pallier un date en face à face ? Chloé, utilisatrice ponctuelle de Tinder de 28 ans, préfère s’en tenir à l’écrit. « La caméra c’est très intime. On est chez soi. Ce n’est pas neutre comparé à un bar par exemple », souligne la jeune femme. « Par écrit, c’est plus subtil. On peut éveiller plus de choses chez l’autre. D’autant plus qu’on ne sait pas combien de temps va durer le confinement… » 

Un terrain de jeu planétaire

Justement, pour faire durer le plaisir de la découverte, Tinder a choisi d’élargir le terrain de jeu de ses utilisateurs. Le virus est planétaire, les rencontres le seront aussi. L’appli de rencontre la plus utilisée au monde a décidé de faire sauter les frontières, en rendant gratuite la fonctionnalité « Passport » jusqu’au 30 avril. Elle permet à l’utilisateur de choisir lui même sa géolocalisation. L’idée est de « créer un lien solidaire en ayant des matchs avec des personnes habitant à des milliers de kilomètres ».

« Ceux que vous auriez pu croiser »

Une option supplémentaire qui coïncide avec une utilisation plus légère de l’appli. « Je fais ça comme ça, juste pour passer le temps », confie Lou, 23 ans qui déclare  toute de même être plus assidue en ce moment. Depuis le début du confinement, les équipes Tinder ont constaté une hausse importante des échanges. « Nous avons remarqué que dès qu’une zone est, malheureusement, particulièrement affectée, le nombre de chats augmentent, et durent plus longtemps. Nous remarquons également que de plus en plus de membres utilisent leurs bios pour partager leur inquiétude (“comment ça va ?”) et non plus seulement pour se présenter », explique un porte-parole.

Même son de cloche du côté d’Happn. Pour l’appli qui permet de « retrouver qui vous croisez », il a fallu être innovante pour exister…. Puisque, par définition, on ne croise plus personne entre son salon et la chambre ! Happn a donc choisi d’étendre son périmètre de rencontres qui passe de « 250 mètres autour de l’utilisateur […] à 90 km ». Et ce « pour une durée indéterminée ». Concrètement, ce changement se traduit par l’apparition de deux catégories : « ceux que vous avez croisés » et « ceux que vous auriez pu croiser ». Cette décision a priori contraire à l’ADN de l’appli répond à « l’inquiétude » exprimée par certains utilisateurs. 

Le coronavirus au coeur des conversations 

Si toutes ces applis rivalisent d’inventivité pour limiter la frustration de leurs utilisateurs, de son côté Grindr, l’appli dédiée aux personnes gay, bi et transgenres, a décidé de ne rien changer. Les consignes : restez chez vous mais continuez de swiper.  Mais l’objectif est le même : profiter l’hyperactivité sur les réseaux.

Comme pour le reste, le confinement et le Covid-19 occupent les conversations. « Ça permet de briser la glace ! », se réjouit Robin, actuellement très actif sur happn. Le jeune homme a même réactivé les notifications. Le sujet peut même faire l’objet de blagues, voire de débat. Chloé raconte qu’elle s’est pris la tête avec un match qui se faisait livrer des sushis sans se demander comment protéger les livreurs. Lou, elle, discute beaucoup de l’épidémie avec ses contacts. Ça la rassure. En tout cas, malgré la frustration partagée, tous les trois préparent déjà l’après-confinement. 





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