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Mai 16, 2020 | economie | 0 commentaires


Comment choisir son vélo à assistance électrique ? Quels sont les critères à vérifier et comment trouver le bon modèle, celui qui répondra le mieux à ses besoins ? Voici nos réponses à toutes les questions essentielles qu’il faut se poser avant l’achat d’un vélo électrique.

Pourquoi choisir un vélo électrique ?

Parfois moqué, le choix d’un vélo à assistance électrique apparaît aujourd’hui comme une évidence pour certains pratiquants. Ne pas arriver en sueur au travail, se remettre au sport en douceur après une période d’inactivité ou une blessure, ou tout simplement pouvoir suivre un groupe d’amis plus expérimentés ou plus sportifs que soi… les raisons de préférer un VAE sont nombreuses et légitimes. À l’heure du déconfinement, c’est même une option sérieuse pour des trajets de « vélotaf » plus longs ou inenvisageables en vélo classique. Quoiqu’il en soit l’usage du vélo électrique est aujourd’hui en pleine explosion.

Un VAE, oui mais à quel prix ?

Le prix d’un vélo à assistance électrique est très variable. Les modèles les moins chers se vendent à moins de 500 euros, quand les cycles les plus aboutis peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Il y a évidemment un monde d’écart entre un VAE bas d’entrée de gamme et un Turbo Levo SL à 15 000 euros. S’il n’est pas nécessaire de payer son vélo électrique au prix d’une voiture, il convient tout de même de s’assurer qu’il a été fabriqué avec un minimum de sérieux et qu’il dispose d’un équipement qui le rende suffisamment sûr sur la route. Après tout, l’idée c’est de faire quelques kilomètres avec et pourquoi pas d’en faire son moyen de déplacement privilégié. En conséquence, il est très rare de trouver un vélo électrique de qualité à moins de 1000 euros. Le Nakamura E-Summit 710 que nous avions testé il y a quelques mois et qui est hélas épuisé est longtemps resté une exception. Il faudra donc prévoir un budget légèrement supérieur et si possible proche des 2 000 euros. À ce niveau de tarification, la qualité est plus volontiers au rendez-vous. Un VanMoof S3 ou X3 ainsi qu’un Cowboy sont des références très intéressantes à ce niveau de prix. 

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Enfin, gardez en tête que l’achat d’un vélo à assistance électrique peut être subventionné. Plusieurs communes peuvent vous faire profiter d’un coup de pouce sous forme de bonus écologique. Quant à la région Ile-de-France, l’aide pour l’achat d’un VAE peut atteindre 500 euros.

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Quel type de vélo choisir ?

Le type de vélo pour lequel on se décidera est souvent dicté par l’usage qui en sera fait. Au très classique vélo urbain ou VTC il est possible de préférer un VTTAE si l’on est un peu joueur ou un vélo de route électrique si l’idée consiste à accumuler les kilomètres. Enfin, parfois c’est l’espace disponible qui dicte le choix du vélo. Et en musculaire comme en électrique, le vélo pliant à sa place. Même une marque comme Brompton, référence du vélo pliant, propose un modèle électrique à son catalogue. Au final, l’électrification n’est pas un frein au type de vélo souhaité. De fait, quel que soit le type de modèle envisagé, son pendant électrique existe moyennant toujours un surcoût financier. 

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Dès lors, le critère principal devient le type d’usage qui en sera fait et l’environnement dans lequel le vélo sera amené à évoluer. 

L’indispensable couple batterie/moteur

Qui dit vélo électrique dit motorisation et bien sûr batterie. Ce couple indissociable c’est évidement l’un des critères principaux au moment du choix d’un VAE. Et le premier indice sur la qualité de ces deux composants, c’est leur intégration. En effet que ce soit pour le moteur ou la batterie, tous les vélos ne font pas le même choix et cette intégration définit en partie le prix, mais aussi les performances d’un vélo à assistance électrique.

Concernant le moteur il existe deux emplacement principaux : 

  • Central : au niveau du pédalier
  • Décentré (dans l’un des moyeux des roues avant ou arrière)
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Les VAE avec moteur moyeu sont moins chers et pour cause ils ne nécessitent pas une adaptation de la géométrie globale pour être intégrés. Mais ils sont aussi moins performants dans la mesure où ils déséquilibrent légèrement le vélo et donnent, selon leur emplacement, une impression de propulsion ou de traction. Plus équilibré dans son approche et dans les sensations qu’il procure, le moteur central est difficile à trouver à moins de 2000 euros. Enfin, le moteur seul ne suffit pas. Les plus performants n’agissent pas seuls. Ils sont couplés à un capteur de puissance et proposent une montée en régime douce et progressive. 

À l’heure actuelle, c’est Bosch qui propose les moteurs les plus aboutis -70% des constructeurs de cycles y font appel-, notamment le Performance Line CX que nous avons pu tester sur le Cannondale Canvas Néo 1. Mais la concurrence ne cesse de s’améliorer. Si les moteurs Yamaha et Shimano sont toujours privilégiés par quelques fabricants et utilisateurs, les alternatives venues de Chine comme Brose ou Bafang progressent de manière spectaculaire. Enfin, certains constructeurs comme Specialized se sont lancés dans la conception de leur propre motorisation. Ainsi les Turbo Levo Creo et Vado SL roulent avec un moteur maison ultra compact. 

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Enfin, sachez qu’en vertu de la réglementation européenne, un moteur de VAE ne peut dépasser les 250W. Mais si la puissance est bridée, ce n’est pas le cas du couple. Sur une fiche technique, plus que le nombre de Watts sous le pédalier c’est donc les Newton mètre (Nm) qu’il faut regarder. C’est ce critère qui détermine la capacité d’assistance réelle du vélo, notamment sur les pentes les plus raides ou les passages particulièrement techniques. En la matière, la règle est simple : plus un moteur est « coupleux », plus il vous permettra de franchir les obstacles facilement. De manière générale, refusez un VAE qui ne proposerait pas au minimum 30 Nm. Pour le reste tout est question d’usage :

  • De 35 à 45 Nm : le niveau d’assistance minimum pour les trajets urbains.
  • De 45 à 60 Nm : c’est la plage la plus confortable et celle qui offre le plus de polyvalence. 
  • Plus de 60 Nm : les moteurs les plus puissants, à privilégier surtout dans l’optique de recherche d’un VTT.
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Le débat sur les batteries est du même acabit que celui concernant le moteur. Là encore c’est l’emplacement de l’accu qui va en grande partie déterminer le prix du vélo. Quatre options prévalent  :

  • Batterie indépendante (souvent fixée sous le porte bagage) : c’est la moins chère mais aussi la moins recommandable de nos propositions. Elle nuit fortement à l’équilibre du vélo et peut également être endommagée. À éviter.
  • Batterie intégrée non amovible : c’est le choix de l’esthétisme qui s’impose face à celui de la praticité. La batterie est dissimulée dans l’un des tubes du vélo mais ne peut être désolidarisée du cadre pour être chargée indépendamment. C’est une solution agréable lorsqu’on dispose d’un garage et d’une prise, nettement moins lorsqu’il faut porter son VAE sur quatre étages pour le charger.
  • Batterie semi-intégrée ou amovible : il s’agit de la solution intéressante qui consiste à venir placer une batterie sur le tube inférieur du vélo afin d’abaisser son centre de gravité, sans nuire à son équilibre. Esthétiquement, la batterie dénote du reste du cadre, ce qui n’est pas idéal, mais elle peut être retirée pour faciliter le chargement. 
  • Batterie intégrée amovible : c’est le privilège des vélos les plus chers. Au-delà de 2500 euros, il est possible d’avoir à la fois ce qui se fait de mieux en termes de design avec un accu qui se fond dans le cadre, mais aussi ce qu’il y a de plus pratique, c’est à dire la possibilité de le retirer à souhait.
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Quoiqu’il en soit, sur un VAE comme sur une voiture électrique, la taille de la batterie n’est pas le seul critère à prendre en compte pour déterminer l’autonomie. Choisir entre une batterie de 300 Wh ou de 600 Wh a bien sûr un sens, mais il ne s’agit pas d’une garantie absolue d’endurance.

La capacité et la qualité des cellules, l’efficience du moteur, mais aussi le poids et la façon de pédaler du cycliste ou encore le type de parcours et la pression des pneus… tous ces critères ont un impact sur l’autonomie. Cela dit, le seul moyen de ne pas se tromper, c’est bien sûr de se référer aux tests de vélos électriques mais aussi de connaître ses besoins. Pour un adepte de VTT ou pour les longs trajets, une batterie de 500 Wh n’est pas superflue.

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Enfin sachez que certaines marques et certains modèles de vélos proposent de superposer deux batteries ou d’associer la batterie d’origine à un prolongateur d’autonomie. C’est la solution idéale pour les grandes échappées. 

L’afficheur : le grand oublié

Si l’on résume l’importance de l’afficheur à son simple rôle, il est facile de comprendre pourquoi il est le parent pauvre des vélos électriques. Ce petit écran placé sur le guidon se limite le plus souvent à consulter sa vitesse, la batterie restante et à choisir le niveau d’assistance. Fort de ce constat, c’est une pièce largement méprisée à laquelle les fabricants n’accordent que peu d’importance. Pourtant, la qualité et la lisibilité d’un écran (notamment au soleil) ne devraient pas être des critères secondaires, tout comme la solidité et l’aspect de ses afficheurs dont le plastique bas de gamme n’inspire pas toujours confiance.

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Malheureusement trop peu d’afficheurs sont à la hauteur du vélo qu’ils équipent. Une des raisons invoquées par les constructeurs pour expliquer la moindre qualité de cet accessoire, c’est qu’il s’agit de la pièce qui est le plus souvent dégradée par des personnes mal intentionnées. C’est aussi l’un des composants électroniques les plus exposés en cas de chute. L’idéal consiste donc à pouvoir le retirer à l’envie. Mais les vélos qui proposent cette option sont rares et souvent assez chers. C’est le cas des VAE équipés de l’afficheur Kiox de Bosch qui est amovible en plus d’être de bonne qualité. Malheureusement, à l’exception de l’Electra Vale Go 9D EQ lancé à moins de 3000 euros, le Kiox n’est souvent présent que sur des vélos électriques bien plus chers.

A lire aussi : Où acheter son vélo électrique ?

Le poids : l’argument massue

Le vélo électrique c’est bien, mais c’est lourd. L’argument est incontestable. Le poids du moteur et de la batterie pouvant difficilement être réduits, un VAE pèse en moyenne 23 kg, contre une quinzaine de kilos pour un VTC musculaire classique. Ce surpoids peut être un frein, notamment lorsqu’il faut porter son vélo sur plusieurs étages, ou lorsque la batterie vient à manquer et qu’il faut pédaler.

La prudence reste de mise concernant le poids communiqué par certains constructeurs. Certains se contentent d’annoncer le poids du cadre quant d’autres oublient de peser certains accessoires. Enfin, le poids est également fonction de l’équipement d’un VAE. Le vélo de Cowboy peut certes fanfaronner avec ses 17 kg sur la balance, il n’a ni garde-boue, ni porte-bagages, ni béquille. 

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Enfin, le poids est le domaine dans lequel les constructeurs concentrent leurs efforts pour rendre le VAE plus attrayant. La miniaturisation des moteurs à mesurent qu’ils progressent est l’un des moyens pour y parvenir tout comme le changement de certains accessoires lourds tels que les fourches suspendues au profit d’autres systèmes d’amortissement. C’est le cas de Moustache par exemple sur son Friday 28.3 dont le guidon est légèrement flexible pour absorber les chocs. Mais en matière de régime, c’est Specialized qui a réussi à mettre tout le monde d’accord avec son Turbo Vado SL. Grâce à un moteur de 1,95 kg et un système de suspension au-dessus de la fourche, le constructeur américain parvient à proposer un vélo électrique urbain de 15 kg seulement. 

A lire aussi : On a testé Véligo, véritable incitation à passer au vélo électrique ou expérience au rabais ?

Cadre et géométrie : la nécessité de l’essai et du réglage

La géométrie d’un vélo, c’est la science complexe qui définit la longueur de chaque partie de son cadre. Celle-ci est différente d’un modèle à un autre et à une très grande influence sur la position du cycliste, son confort mais aussi sur le comportement de sa monture. 

À moins d’être un féru de cyclisme, il est difficile de se faire une idée de la posture permise par un vélo à partir d’un schéma de sa géométrie. Dans la mesure du possible, il convient donc d’essayer en magasin le VAE de vos rêves avant de l’acheter.

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Enfin, il est également indispensable de faire régler votre vélo par un professionnel. Ce conseil qui peut paraître surfait est bien au contraire essentiel. Un bon réglage du vélo (électrique ou non) permet non seulement de produire un effort mieux dosé, mais il évite surtout bien des blessures et des douleurs musculaires. 

Quelques points de réglementation

En France, la vente et l’utilisation des vélos électriques sont encadrées par le législateur. De fait, la totalité des modèles en vente doivent respecter un certain nombre de critères. 

Pour être considéré comme une vélo à assistance électrique, le code de la route prévoit par exemple que l’assistance de ce dernier se coupe à 25 km/h. Cela exclut de fait la catégorie des Speedbike. Cette règle n’empêche pas des marques telles que VanMoof ou Cowboy de proposer des vélos dont l’assistance peut atteindre 30 km/h (en basculant sur la réglementation nord américaine dans l’application). Sachez que si vous optez pour cette méthode ou pour tout débridage de moteur, vous êtes passible d’une amende.

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La réglementation limite également la puissance du moteur à 250W. Enfin, les fabricants doivent fournir des garanties sur la qualité de fabrication de leurs chargeurs et la possibilité de recycler leur batteries afin d’obtenir une homologation. 

En revanche, il n’est pas nécessaire d’immatriculer son vélo pour rouler en électrique. Quant au port du casque, il est à la libre appréciation de chaque utilisateur à condition que celui-ci ait 12 ans ou plus. 

La partie mécanique : du grand classique

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L’électrification d’un vélo n’a que peu d’incidence sur ses composants mécaniques. En conséquence, la partie classique que sont les freins, la transmission ou encore la suspension sont souvent identiques entre un vélo musculaire et sa version électrique. Sur ce point, il n’y a donc pas de d’approche particulière à adopter, mais simplement il faut s’assurer que le vélo soit doté d’un équipement de bonne qualité.

Connectivité, application : un VAE doit-il être connecté ?

Vélo électrique ne signifie pas toujours vélo connecté. La présence ou non d’une application dépend essentiellement de la volonté du constructeur. Quant à son utilité, elle est là aussi très disparate. Chez les nouveaux fabricants, tels qu’AngelBike, ou VanMoof la place de l’application est prépondérante. Elle sert non seulement à activer son vélo mais aussi à en modifier les réglages. Parfois, c’est le cas chez Cowboy par exemple, elle est même indispensable pour déverrouiller son vélo et pouvoir rouler avec. 

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Du côté des fabricants classiques, le recours à l’application n’est pas systématique et pas toujours heureux. Parmi ceux ayant réussi à tirer leur épingle du jeu, il y a Cannondale et Specialized qui proposent autre chose qu’une agrégateur des dernières sorties. Le premier permet par exemple d’avoir accès à toutes les notices d’utilisation des accessoires dont il dispose et offre même une vue en réalité augmentée de certaines pièces pour vous aider à les démonter. Quant au second, il propose non seulement un réglage personnalisé des niveaux d’assistance mais aussi une option smart control permettant d’optimiser ses trajets en fonction de la batterie disponible. 

Pensez aux accessoires indispensables

C’est sans doute la dernière chose à vérifier mais non la moins utile. Si vous pensez utiliser votre vélo électrique pour le vélotaf ou pour des balades plus longues qu’un tour de pâté de maison, certains accessoires sont essentiels. Garde-boue, porte-bagages, béquille, et bien sûr des feux avant et arrière suffisamment puissants… la liste n’est pas exhaustive et peut-être complétée selon vos besoins. Certains modèles sont richement équipés là où d’autres sont vendus quasi nus. Il faut garder en tête que ces dépenses aussi futiles puissent-elles paraître risquent un jour de se révéler indispensables. 





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