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Juin 2, 2020 | economie | 0 commentaires


Fermez les yeux. Imaginez une période pendant laquelle vous seriez obliger de cohabiter plusieurs semaines consécutives avec une personne tout juste rencontrée, charmante au premier abord, mais qui s’avérerait très vite encombrante au quotidien. Une sorte de confinement avec un(e) bel(le) inconnu(e), tout aussi attirant(e) que rasoir. Cette romance improbable c’est celle de Google et Suunto, deux entités qui ont toutes les raisons de s’aimer mais dont le mariage génère plus de paris sur un divorce futur que d’applaudissements.  

Et pourtant la promesse est belle ! C’est celle d’une montre qui combinerait à la fois les qualités d’un spécialiste du sport et la connectivité du système exploitation de Google. Ce pari, si logique lorsqu’il est énoncé, personne n’a réussi à le tenir. Et ce n’est pas Polar et sa M600 qui pourront prétendre l’inverse. Alors comment Suunto a-t-il géré l’intégration de Wear OS ? Parvient-il à convertir l’essai et réaliser ce qui n’a jamais été fait jusqu’ici ? C’est à dire une montre qui satisferait à la fois les sportifs et les adeptes d’objets connectés. 

Design et finitions : sobre et classique

La Suunto 7 fait plutôt dans le classique en matière de design. Esthétiquement, elle est très proche des dernières productions du fabricant et notamment de la Suunto 9. Leur boîtier est quasi identique, si ce n’est l’ajout d’un bouton sur la partie supérieure gauche, pour la plus connectée des deux. Cette touche est spécifique à l’utilisation de Wear OS, nous y reviendrons. 

En termes de finitions, le savoir faire du Finlandais est partout. Bien que connectée, la dernière-née des Suunto a été conçue en respectant les exigences d’une montre de sport. Nous retrouvons donc un boîtier robuste, capable de résister à l’eau comme à la neige et à la poussière ainsiqu’un écran OLED tactile protégé par un verre Gorilla Glass. 

Suunto 7

La dernière tocante de Suunto est une montre relativement discrète malgré ses dimensions imposantes (50 x 50 x 15,3 mm). Certes, il est difficile d’ignorer qu’il s’agit d’une montre sportive mais la porter au quotidien ne relève pas de la faute de goût. Surtout, son poids reste contenu. Avec 70 g sur la balance, elle sait se faire oublier même en pleine activité. 

Prise en main Wear OS : une navigation simple dans un environnement complexe

Le défi principal de la Suunto 7 est de devoir faire cohabiter deux entités distinctes. D’une part Wear OS, de l’autre l’application Suunto. La navigation entre les différents menus est de fait un enjeu majeur et le Finlandais a plutôt bien su le gérer. Le bouton en haut à gauche est dévolu à l’environnement de Google, celui en haut à droite à l’application Suunto, les deux boutons restants servant à accéder aux différents sous-menus et aboutissant à des fonctions distinctes en fonction de l’application choisie.

Bien évidemment, la montre est également tactile et il possible d’accéder aux principales fonctions en balayant de gauche à droite, de haut en bas ou inversement. Du point de vue de l’interface, Suunto évite donc les principaux écueils inhérents à cette délicate cohabitation et une fois le principe des deux environnements compris, on s’y retrouve plutôt bien. Pour autant, à l’usage, il n’est pas toujours naturel de devoir passer de l’un à l’autre, bien au contraire. 

Suunto 7

Il en va de même pour le pilotage de la montre depuis les applications. Car ce n’est pas une mais deux, voire trois applications qui entrent alors dans la danse. Bien sûr, il y a l’application mobile du constructeur, indispensable pour la configuration initiale. Mais pour toute la partie personnalisation, des cadrans par exemple, c’est sur Wear OS que ça se passe, et si vous avez le malheur de vouloir disposer d’un aperçu de votre activité physique basique, il faudra sans doute aussi lancer Google Fit. Trois applications pour une seule montre, c’est définitivement deux de trop.

Fonctions sportives : l’état de schizophrénie permanent

Sur les fonctions purement sportives comme sur le suivi de l’activité quotidienne, la Suunto 7 souffre encore de sa dualité. Son utilisateur se retrouve à jongler entre l’application Suunto et l’environnement Wear OS sans même toujours avoir le choix de l’outil à utiliser. Vous souhaitez voir le nombre de pas quotidiens ou les calories brûlées ? Google Fit s’en charge. Vous préférez faire une sortie d’entrainement, l’application Suunto est là pour ça. Vous espérez retrouver les deux informations sur une même plate-forme ? Vous pouvez toujours rêver… En effet, alors que la montre utilise les mêmes capteurs pour analyser tous les types d’activité, il est tout simplement impossible de faire le lien entre celles qui ont été mesurées via Google Fit et celles tirées de l’appli Suunto.

Suunto

Concrètement, il est possible de lancer une activité course à pied via l’application de Google sans que jamais elle n’apparaisse dans l’application Suunto. Le problème aurait été résolu en choisissant de faire l’impasse sur l’une des deux solutions, quitte à enrichir la seconde, mais ce choix n’a pas été retenu par le constructeur. Du côté de l’application Suunto, la mesure de l’activité physique quotidienne (nombre de pas, minutes actives, calories, etc.) est tout simplement absente, abandonnée à Google Fit. Et du côté de Google Fit, une application plus basique, généralement présente sur des montres abordables, l’aspect sportif s’avère très limité. 

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Ce choix actuel s’avère d’autant plus regrettable que la qualité des mesures est au rendez-vous. C’est notamment le cas pour le GPS qui est géré par une puce Snapdragon Wear 3100 de Qualcomm. En effet, la Suunto soutient la comparaison avec notre montre de sport de référence, la Fenix 6 de Garmin, les résultats étant très proches de nos valeurs de référence. Il en va de même pour la fréquence cardiaque ou l’altimètre, les capteurs de la montre finlandaise indiquant des valeurs presque similaires à celles de notre Fenix 6. 

Cartographie : la désillusion

C’est l’une de nos plus grosses déceptions concernant cette Suunto 7. La montre de sport affichait une grande ambition en matière de navigation grâce à une cartographie très complète. En plus de la possibilité de se situer en temps réel, elle promettait de rendre possible le téléchargement de cartes. Celui-ci est bien au rendez-vous mais il se limite à une zone de 60 km². En revanche, Suunto semble avoir oublié d’activer sur sa montre le suivi d’itinéraire.

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En effet, il faut se contenter d’une compilation de cartes et d’une simple localisation GPS pour l’activité en cours. La navigation et le suivi d’itinéraires sont donc purement et simplement absents alors que techniquement rien n’empêchait de proposer ces fonctionnalités. Est-ce ici une limitation volontaire pour préserver l’autonomie ? 

Autonomie : Suunto optimise (un peu) Wear OS

C’est le principal reproche fait aux montres connectées sous Wear OS et Suunto, malgré tous ses efforts d’optimisation, n’y coupe pas. Certes, lors de notre test en conditions réelles, la montre finlandaise a tenu les 48 heures annoncées par le constructeur. Mais c’est vite oublier que malgré deux activités physiques d’une heure chacune et un volume basique de notifications, elle ne travaille presque pas la nuit, le mode sommeil étant absent, et qu’elle n’a pas eu à gérer de suivi d’itinéraire pendant ces deux sorties. En revanche, il convient de saluer le travail d’optimisation de Suunto sur les cadrans et notamment sur celui qui a été développé spécifiquement pour ce modèle. En effet, l’écran par défaut de la Suunto 7 affiche la carte de chaleur de votre région en arrière plan, c’est à dire les itinéraires les plus empruntés par les sportifs des alentours. Non contente d’être utile, cette fonction est aussi superbe et donne un style sans pareil à une montre assez neutre par ailleurs. Surtout, l’utilisation de ce cadran assez gourmand en ressources n’a finalement que peu d’impact sur l’autonomie réelle. 

Des limites importantes pour les sportifs

S’il n’est pas interdit de vouloir séduire un nouveau public, il ne faudrait pas pour autant oublier ses fidèles utilisateurs. De fait, il est très étonnant de constater que la Suunto 7 ne permet pas de gérer et de personnaliser différents profils en fonction des sports choisis, une fonction pourtant présente de base sur bien des montres de sport. 

Il en va de même avec la connectivité. Celle-ci sera sans doute trop réduite pour des sportifs un peu sérieux qui souhaiteraient coupler la montre à des capteurs ANT+ ou Bluetooth par exemple. Ces limitations s’ajoutent donc à une liste de contraintes plutôt importante pour une montre vendue près de 500 euros.





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