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Juin 15, 2020 | economie | 0 commentaires


C’est une filière en plein boom qui a été frappée par le Coronavirus. Les entreprises des infrastructures du numérique montaient en puissance chaque année pour fibrer la France et déployaient 19 000 lignes par jour avant la crise sanitaire. Le pire, c’est-à-dire l’arrêt total, a été évité. Mais la pandémie a ralenti et continue de faire obstacle à la couverture en fibre optique du territoire.

La Fédération Infranum, qui regroupe plus de 200 entreprises du secteur, a fait réaliser un audit par le cabinet EY. Les conclusions étaient présentées aujourd’hui en conférence de presse. 5,3 millions de lignes en fibre optique devaient être déployées en 2020 au total. Elles ne devraient être finalement que 4,3 millions. Soit 400 000 en moins dans les zones rurales des RIP (Réseaux d’Initiative Publique), 500 000 qui manqueront dans les zones AMIII (des zones moins dense avec Appel à Manifestation d’Intention et d’Investissement) et 100 000 qui feront défaut dans les zones denses.

Le Plan France Très Haut Débit sera-t-il tenu ?

« L’impact aurait été moindre si la pandémie était survenue en 2017. Là, elle est arrivée au plus fort du déploiement, à un moment record. Ca va être compliqué de rattraper », a fait observer David Elfassy, président d’Altitude Infrastructure. Difficile toutefois d’en conclure que les objectifs du Plan France Très Haut Débit ne seront pas tenus. Pour rappel, il s’agit d’apporter le Très Haut Débit à tous les foyers français d’ici fin 2022, et, à 80% grâce à la technologie de la fibre optique. « Nous sommes incapables de dire aujourd’hui si les objectifs seront tenus pour fin 2022. Il y a trop d’inconnues qui entrent en jeu », estime Etienne Dugas, le président d’Infranum. L’espoir demeure de déployer à marche forcée en 2022.

Si l’activité a été ralentie, c’est en partie en raison des gestes barrières. Il a fallu fournir du matériel de protection aux équipes, dédoubler le matériel, les véhicules, agrandir les vestiaires et les chantiers, diligenter un référent Covid chargé de faire respecter les nouvelles règles. Et surtout, obtenir la réouverture des chantiers et la possibilité de circuler. Mais il reste difficile de se procurer les autorisations administratives et d’entrer en contact avec les syndics et les particuliers pour les raccorder. Cela a fait, au passage, grimper le coût de pose de la fibre optique de 11 à 17% depuis la reprise. Un surcoût qui devrait baisser à 4% à partir de septembre.

Reste un regret pointé d’amertume chez les industriels du secteur. Les infrastructures télécoms n’étaient pas considérées jusqu’à présent comme essentielles, au même titre que l’eau ou l’électricité. Ce qui explique que leur activité ait été en partie suspendue lors du confinement. Ils espèrent avoir prouvé que les réseaux méritaient ce statut et ne pas pâtir des mêmes difficultés d’intervention dans le cas où une crise d’une telle ampleur devrait se reproduire.





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