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Juin 18, 2020 | economie | 0 commentaires



« Venez on lance le #BalancetonTikTokeur pour dénoncer les tdc (sic) de ce réseau qui profitent de leurs abonnés pour demander des nudes alors qu’elles sont mineures. » Mercredi 17 juin, aux alentours de 18 heures, une internaute nommée @dilxgx publie ce tweet pour libérer la parole des victimes de harcèlement sur TikTok. Il va être ensuite repartagé plus de 3 000 fois sur Twitter.

Des « nudes » à tout prix

Grâce à ce hashtag libérateur, de nombreuses utilisatrices (principalement des femmes) ont témoigné à propos d’échanges qu’elles ont eus sur le réseau social de partage de vidéos avec d’influents utilisateurs, qui profiteraient de « leur notoriété », selon la jeune femme à l’initiative du mouvement, pour les faire chanter et leur demander d’envoyer des photos dénudées. Cette vague de témoignages fait écho aux #BalancetonPorc et #BalanceTonYoutubeur qui avaient envahi Twitter deux ans auparavant. 

20 000 tweets en moins de 24 heures

À la suite de son appel, plus de 20 000 tweets ont été publié avec le hashtag #BalancetonTikTokeur jusqu’au lendemain matin, ce jeudi 18 juin. À plusieurs reprises, l’initiatrice a incité celles qui témoignaient à poster des captures d’écran en guise de « preuves ». Voici quelques extraits : 

« Envoie une photo de toi en soutif […] Allez vas y c’est bon […] Je veux te voir nue moi », insiste un internaute auprès d’une adolescente qui assure avoir 13 ans au moment de l’échange.

Certaines racontent (et montrent) qu’elles peuvent avoir reçu des menaces si elles n’envoyaient pas de « nudes ».

« Je vais te mettre des coups de fouet, t’en as l’habitude n’est-ce pas? Ouh, excuse-moi, j’ai sans doute dû violer ta petite soeur », menace un autre en message privé -avec en prime des insinuations racistes. 

D’autres se sont senties utilisées, voire volées. Une autre jeune fille révèle qu’un Tiktokeur dont elle était fan lui aurait soutiré de l’argent (plus de 300 euros) pour payer, entre autres, des déplacements en Uber.

Menaces, insultes, chantage… Les messages privés échangés sur TikTok par ces jeunes adolescents désormais dévoilés montrent l’ampleur et la multiplticité des formes de harcèlement potentiellement subis sur les réseaux sociaux. 

« J’ai eu l’idée de créer le # pour encourager les autres à dire la vérité et à enfin avoir une bonne occasion de sortir des screens de TikTokeurs qui demandent des nudes à leurs abonnés alors qu’ils savent qu’ils en demandent à des meufs de 13 ans », tweete @dilxgx, la jeune femme à l’initiative du hashtag, dans un thread d’explication publié plus tard dans la soirée.

En public aussi, TikTok montré du doigt

Mais la vague a largement dépassé les seuls messages privés pour s’en prendre aux vidéos partagées sur TikTok, diffusant des propos manifestement sexistes, homophobes ou racistes sur le réseau. Ou encore des mises en scène ouvertement sexuelles.

Ci-dessous, florilège de propos sexistes : 

« Vous [les femmes, NDLR], vous avez l’occasion de trouver un travail en passant sous le bureau, nous non », crie un Tiktokeur avant de lancer à la jeune fille connectée avec lui dans ce qu’il appelle un « débat » : « Vous avez qu’à pas saigner, voilà, c’est tout ! »

Appelé à réagir par un de ses abonnés à propos d’un tweet où il écrivait « Vous cassez pas un peu les couilles avec votre viol là ? », le Tiktokeur Aloïs décrédibilisait la parole des victimes :

« La majorité des meufs qui “témoignent” sur Twitter, c’est les mêmes qui font les putes sur les réseaux. Faut pas faire les victimes après. »

Parmi les noms les plus cités de ce hashtag, l’influenceur aurait depuis supprimé son compte sur la plate-forme de vidéos. Le message ne semble pas être passé… 

Marlène Schiappa demande « des mesures drastiques »

Alors que les témoignages n’ont cessé d’affluer, ce matin, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de Lutte contre les discriminations s’est déclarée, sur Twitter, « choquée par les témoignages d’emprise, chantage et violences sexuelles ». Elle a demandé un rendez-vous « immédiatement » avec le « réseau social de nos enfants et nos ados » pour « imposer des mesures drastiques ». 

D’autres ont affiché leur soutien aux jeunes victimes qui ont parlé sur Twitter. Le collectif féministes Nous Toutes a tenu à apporter le sien « à toutes celles qui parlent. Et à toutes les autres ».

De son côté, TikTok condamne ces comportements. La plate-forme tient a rappeler ses efforts en termes de modération sur son réseau, et rappelle que toute personne qui tiendrait ce genre de propos peut voir son profil supprimé s’il récidive. Mais, TikTok note tout de même que la plupart des échanges privés n’ont pas eu lieu sur leur propre messagerie. 





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