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Juin 20, 2020 | economie | 0 commentaires


« Et maintenant, Apple nous explique comment concevoir nos produits ! Ils ne veulent pas seulement imposer leur mode de distribution, ils veulent aussi imposer le design produit, et définir ce qu’est un client mail “acceptable” ! »

David Heinemeier Hansson ne décolère pas. Le fondateur de l’entreprise Basecamp, qui a lancé voici quelques jours un nouveau client e-mail, est en guerre ouverte avec le géant californien depuis que celui-ci a refusé son application sur l’App Store.

Conformément aux règles de l’utilisation de l’App Store, Apple estime en effet que l’appli, qui est payante, ne peut figurer dans son catalogue tant que Basecamp n’utilisera pas son propre système d’achat « in-app ».
Un système grâce auquel, on le rappelle, Apple s’octroie une commission d’entre 15 et 30 % sur chaque transaction. Une « rançon » digne d’une « mafia », pour David Heinemeier Hansson.
Alors, pour éviter de passer à la caisse tout en respectant les règles, Basecamp a choisi de supprimer la possibilité de s’abonner depuis l’application iOS. C’est une pratique pourtant courante, notamment utilisée par Netflix. Las ! Cela n’a pas suffi…

Quand Apple explique comment développer un client mail

Basecamp a depuis reçu une lettre d’Apple, qui ressemble fort à une fin de non-recevoir. Cupertino persiste et signe : non, Hey ne sera jamais publié sur l’App Store, à moins d’y pratiquer d’importants changements.

Apple a partagé l’intégralité de cette missive avec la presse américaine. Elle rappelle d’abord ce qui pose problème : 

« l’application Hey Email est commercialisée en tant qu’appli d’e-mail sur l’App Store, mais quand les utilisateurs téléchargent votre app, elle ne fonctionne pas. Les utilisateurs ne peuvent utiliser l’app pour accéder à des e-mails ou obtenir la moindre fonction utile sans aller sur le site de Basecamp et acheter une licence pour utiliser l’app. » 

Ce qui est intéressant, c’est qu’Apple insiste ensuite sur les applications dispensées d’utilisation du système d’achat in-app, appelées « les applications de lecture ». Il s’agit principalement d’outils de consommation de médias (magazines, livres, audio, vidéo etc.) mais aussi quelque services professionnels (Voix sur IP, stockage dans le cloud…). Etrangement, l’e-mail ne fait pas partie de cette liste. Netflix peut donc se passer d’achat in-app… Pas Hey.

La seconde partie de la lettre est plus surprenante. Il s’agit d’une série de conseils que Basecamp doit suivre pour qu’Apple valide Hey. Il y en a deux. Le premier est évidemment d’intégrer les achats in-app. Le second est beaucoup plus gonflé.

« Si vous ne souhaitez pas offrir les achats in-app aux utilisateurs, vous pourriez envisager que l’app fonctionne comme prévu :  un client e-mail avec support de comptes IMAP et POP, dans laquelle les consommateurs peuvent s’ils le souhaitent configurer Hey Email comme leur fournisseur de mail par défaut. Cela permettrait à l’app de faire office de client mail classique, sans nécessiter de paiement additionnel pour utiliser ses fonctions. »

On comprend la colère de Heinemeier Hansson : Apple lui recommande de changer complètement son application, qui s’affranchit des protocoles traditionnels du mail (il n’est pas compatible IMAP, justement) afin de proposer un service innovant… et de la transformer en « bête » service d’e-mail classique !

« Vous n’avez pas de valeur à moins de nous rapporter des tonnes de cash »

Heinemeier Hansson n’est pas le seul à être en rogne contre les pratiques injustes d’Apple sur son App Store. Depuis les débuts de l’affaire, il dit crouler sous les messages de développeurs frustrés par la politique de l’entreprise. Il a reçu le soutien de bon nombre de personnalités du monde iOS, comme l’influent John Gruber.

Il faut dire qu’Apple aurait pu au moins soigner la conclusion de sa lettre ouverte à Basecamp, qui a provoqué un tollé chez ses plus fidèles développeurs. Car on peut aussi y lire, en conclusion :

« Merci d’être un développeur iOS. Nous comprenons que Basecamp a développé plusieurs applications et de nombreuses nouvelles versions pour l’App Store depuis des années, et que l’App Store a distribué des millions de ces applications aux utilisateurs d’iOS. Ces applications n’offrent pas d’achat in-app et n’ont donc apporté aucun revenu à l’App Store depuis huit ans »

C’est oublier un peu vite que sans les dizaines de milliers d’applications, y compris gratuites, élaborées depuis des années, Apple n’aurait certainement pas eu le même succès avec ses iPhone.

 « A quelques jours de la WWDC, voici le message d’Apple aux développeurs. On peut le lire comme ça : « Vous n’avez pas de valeur pour nous à moins de nous rapporter des tonnes de cash », résume sur Twitter Marc Edwards, fondateur de Bjango, une entreprise qui édite des applis pour iPhone.

Steve Troughton-Smith, autre figure du développement iOS, parle lui carrément de « doigt d’honneur » à destination des codeurs. A l’heure où Apple va avoir grand besoin d’eux, s’il décide de basculer ses Mac des processeurs Intel vers ses propres puces ARM, se mettre à dos une part influente des développeurs n’est sans doute pas la meilleure des choses à faire.

Cette affaire ne pouvait en effet pas plus mal tomber. Lundi prochain, Apple inaugurera sa conférence développeurs annuelle, un moment crucial de son année. Et en Europe comme aux Etats-Unis, il est menacé par plusieurs enquêtes pour pratiques anticoncurrentielles. Des investigations soutenues par de nombreux « poids lourds » de l’industrie. Spotify et Rakuten ont ouvert le bal, mais Match.com (qui édite Tinder), Epic Games ou encore… Microsoft disent désormais soutenir cette action.





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