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Juin 30, 2020 | economie | 0 commentaires


Le gouvernement indien vit d’annoncer l’interdiction de pas moins de 59 applications chinoises dans le sous-continent, une nouvelle étape dans l’affrontement pour l’heure contenu entre les deux pays de plus d’un milliard d’habitants chacun. La décision fait suite aux affrontements militaires entre les deux armées des deux pays dans la région himalayenne du Jammu-et-Cachemire, un territoire montagneux que l’Inde dispute à l’ouest au Pakistan et à l’est à la Chine.

Dans leur première confrontation en 45 ans, les troupes indiennes et chinoises se sont battues le 15 juin dernier au corps à corps – les règles d’engagement dans la région leur interdisaient les armes à feu – dans une rixe sanglante qui a fait au moins 20 morts côté indien et un nombre inconnu de morts côté chinois.

Cette escalade de violence a conduit les deux armées à déployer des troupes – et de l’artillerie – des deux côtés de la frontière. Une guerre qui s’étend désormais du côté du numérique avec l’interdiction par le gouvernement de Narendra Modi de plusieurs dizaines d’applications chinoises, dont les emblématiques TikTok et WeChat. Raison invoquée : ces programmes déroberaient et transmettraient en douce les données des internautes indiens. 

TikTok est un réseau social de vidéos courtes qui est en plein boom depuis deux ans. Le second n’est rien de moins que la messagerie la plus utilisée en Chine. Au rang des autres services chinois bloqués on note toute la série des apps de QQ (QQ Mail, QQ Music, QQ Player, etc.), des jeux comme Clash of Kings, Weibo ou encore Baidu Maps. Ainsi que des applications appartenant à Xiaomi.

Le fabricant de smartphones chinois est d’ailleurs une des victimes collatérales de ces tensions. Devenu premier vendeur de smartphones en Inde devant Samsung depuis le début de l’année (31,2% de parts de marché), Xiaomi est obligé de couvrir les panneaux de ses magasins avec un bandeau « Made in India » pour éviter les dégradations de la part des nationalistes indiens. Un bandeau qui n’est d’ailleurs pas usurpé puisque si la marque est chinoise, ses sept usines locales produiraient 99% des smartphones vendus sur le marché indien.

Mais quand bien même le ressentiment des Indiens envers les marques chinoises s’accentuerait dans le cas d’une escalade des tensions, le marché local des smartphones est acquis aux marques chinoises : quatre marques du top cinq sont chinoises (Xiaomi, Vivo, Oppo et Realme) et représentent 73% du marché indien.

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La dépendance est donc réelle, ce qui ne manque sans doute pas d’agacer le gouvernement indien qui voit ses marques nationales (Intex, Micromax) se faire rouler dessus par celles de son voisin.

Sources : AFP, BBC, Economic Times India





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