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Juil 11, 2020 | economie | 0 commentaires


Si vous cherchez un PC exotique, en voici un : une vloggeuse chinoise a testé une tour commercialisée par Huawei en Chine. Son originalité ? Point de processeur Intel/AMD ou de Windows, mais des composants et un OS 100% made in China.

Au cœur du système, une puce Kunpeng 920, un processeur entièrement développé par la division HiSilicon de Huawei, qui reprend les instructions ARM (ARM v8.2) sans faire appel aux « cœurs » ARM Cortex. En clair, une des puces ARM les plus « custom » qu’on puisse imaginer, bien plus personnalisée qu’un Kirin de chez Huawei ou même qu’un Snapdragon par exemple.

Présenté en 2019 dans une version tetrahexaconta-core (64 cœurs) dédiée aux serveurs, la puce Kunpeng 920 intégré ici et toujours gravée en 7 nm mais n’embarque que 8 cœurs et est soudée à la carte mère – elle aussi made by Huawei.

Accompagnée d’une puce graphique Radeon RX550, de 16 Go de DDR4 et d’un SSD de 256 Go, la machine a tout d’un PC moderne. Mais un prix élevé – 7500 yuans soit 950 euros – au regard des performances. Car si la partie matérielle est sensée être performante, dans les faits, la vloggeuse chinoise met en lumière sa grande faiblesse : le logiciel.

Une fois encore, le logiciel est à la traîne

Quand bien même les performances matérielles seraient de premier plan – ce qui ne semble pas être le cas – la clé dans le monde informatique reste le logiciel. Et c’est ce premier mur que devra affronter l’initiative de Huawei : l’OS n’est pas encore complètement opérationnel et semble avoir du mal à accéder aux fichiers locaux, les drivers semblent peu performants (benchmark Blender à la traîne), et l’écosystème logiciel manque cruellement d’applications populaires comme la suite Adobe.

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Il faut dire que le système d’exploitation Unity Operating System (UOS) n’est naturellement pas très ouvert sur le monde. Il a en effet été développé à la demande du gouvernement chinois pour permettre à ses administrations et ses industries à se débarrasser des systèmes étrangers comme Windows. Basé sur Linux, ce système est ici compilé en ARM64 et ne peut donc pas exécuter de programmes x86 ni ARM32. C’est dire si le pool d’applications « desktop » est pour l’heure congru !

Un test d’indépendance technologique

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Limité à une distribution chinoise, ce PC n’a sans doute pas l’ambition de venir titiller Intel ou AMD sur le terrain des performances. Mais son existence semble prouver que Huawei explore doucement des alternatives au cas où les USA passent la cinquième côté boycottage. Car alors que Huawei a vu une explosion des ventes de ses PC portables au premier trimestre 2020 (+100%), que se passerait-il si demain les USA interdisaient aussi à Microsoft, AMD et Intel de commercer avec Huawei comme ils l’ont fait pour les services Google ?

Eh bien il faudrait que le chinois se débrouille tout seul. Et quand bien même cette première itération semble peu compétitive sur le plan des performances, elle prouve tout de même que Huawei peut le faire. Ce qui sonne déjà comme une réussite pour les Chinois. Et un coup de semonce pour les américains.

Sources : Minimachines, Tom’s Hardware Fr





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