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une intelligence artificielle au bout du fil pour diagnostiquer les malades au Covid-19

Mai 3, 2020 | economie | 0 commentaires



une intelligence artificielle au bout du fil pour diagnostiquer les malades au Covid-19

L’Inserm a mis en place un numéro national sur le modèle d’un assistant virtuel qui permet d’effectuer par téléphone un premier diagnostic et d’orienter d’éventuels malades du Covid-19. L’intelligence artificielle est au coeur de ce service qui a déjà fait preuve de son efficacité et de sa fiabilité dans les Yvelines.

A l’instar de l’OMS sur le plan mondial, la France a décidé de se doter d’un service de « chatbot » par téléphone avec un numéro national gratuit et accessible à tous : le 0 806 800 540. L’idée de questionnaire de diagnostic reprend celle du site Internet https://maladiecoronavirus.fr/ lancé au mois de mars, mais il permet donc à un plus grand nombre d’y accéder.

Conçu par des médecins, des chercheurs, mais aussi des experts en épidémiologie, le service AlloCovids’appuie sur une Intelligence artificielle mise au point par l’Inserm (l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale) pour diagnostiquer à distance d’éventuelles infections au Covid-19, et si des cas sont constatés, ils viendront grossir la base de données des infectés, tout en étant orientés vers le service de soin le plus adapté.

AlloCovid bientôt sur WhatsApp

Le principe reste le même : lorsqu’on appelle, on répond à un questionnaire pendant trois minutes, et c’est un assistant virtuel qui se charge à la fois de poser des questions, mais aussi de demander des précisions. C’est l’atout principal de l’intelligence artificielle puisqu’elle permet d’aller plus loin dans le questionnement en fonction des réponses. Par exemple, si on répond qu’on a de la fièvre, l’IA demandera la température exacte, et la réponse sera prise en compte dans le diagnostic. L’IA adapte aussi son questionnaire aux personnes les plus vulnérables, souffrant déjà d’une lourde pathologie, et l’Inserm évoque d’ailleurs un suivi de ces malades.

Avant son lancement national, avec pas moins de 1.000 assistants vocaux, l’Inserm et ses partenaires avaient testé ce service avec le SAMU du 78, et une simple semaine aura permis de constater son efficacité et surtout sa fiabilité, d’où sa généralisation à tout le territoire, DOM-TOM inclus. La prochaine étape sera l’intégration à WhatsApp, comme l’outil de l’OMS, afin que les sourds et les malentendants puissent aussi y accéder.

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